Le rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public sera bien publié le 4 mai à 12 voix contre 10. Les 80 préconisations écrites sur plus de 300 pages par le rapporteur Charles Alloncle n'ont pas de valeur législative à date. Mais alors, que va-t-il se passer désormais ?
La publication du rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a été décidée ce lundi par les députés de cette commission par 12 voix contre 10. Dès le lundi 4 mai, jour de la publication du rapport, l'ensemble des Français et des élus seront en mesure de consulter les travaux réalisés au terme de cinq mois d'audition.
"Il faut à tout prix que le gouvernement se penche sur ces préconisations"
Des travaux qui constitueront un socle pour mieux légiférer sur la question de l'audiovisuel public, comme l'explique Charles Alloncle au micro d'Europe 1. Le député compte bien en faire une loi qui serait défendue dans l'hémicycle.
"Je ferai une proposition pour mieux réguler les prises illégales d'intérêts, les conflits d'intérêts entre l'audiovisuel public et les sociétés de production privées. Il est temps d'encadrer davantage ces pratiques".
Au sein du camp nationaliste, on en demande encore plus. Marine Le Pen, la cheffe de file des élus du Rassemblement national, se tourne directement vers l'exécutif : "Il faut évidemment à tout prix que le gouvernement se penche sur ces préconisations, d'autant qu'un certain nombre de très lourds dysfonctionnements sont apparus au cours de cette commission d'enquête qui a donc été très utile".
Publié un an avant l'élection présidentielle, ce rapport a surtout de grandes chances de servir de base de données pour les programmes des candidats de la droite, du Rassemblement national à Reconquête en passant par les Républicains.