Alors que l’enlisement au Moyen-Orient continue de peser sur les marchés de l’énergie, les prix des carburants restent à des niveaux élevés en France. À Paris, le litre de gazole atteint jusqu’à 2,89 €. Une hausse qui contraint de nombreux automobilistes à revoir leur budget au quotidien.
Conséquence de l’enlisement au Moyen-Orient : les prix continuent de grimper. Le litre de gazole à Paris atteint par exemple 2,89 €. Cette guerre d’usure pèse lourdement sur l’économie des Français, et les prix à la pompe ne baissent pas.
L’explosion du coût de la vie, une situation étouffante où chaque centime compte dans un budget toujours plus serré. Pour l’occasion, Europe 1 s’est rendue en Gironde à la rencontre d’automobilistes français, résignés face à la hausse des prix.
"Le poisson, j’ai complètement abandonné"
Travailleuse indépendante dans le coaching personnel, Marlène met 60 euros de gasoil dans son réservoir, pas un centime de plus. Le budget carburant l’oblige déjà à rogner sur d’autres dépenses.
"On regarde tout, même l’alimentation. Les travaux à la maison, on ne les fait pas. Vous avez vu les prix des matériaux ? C’est exactement la même chose que l’essence en fait. Et on se rend compte maintenant que cette guerre a une énorme répercussion sur nos manières de vivre", s’indigne-t-elle au micro d’Europe 1.
Anne enchaîne les nuits dans le médical et limite désormais ses loisirs : "Si on doit aller au cinéma ou au restaurant, on choisit plutôt l’essence pour pouvoir aller travailler". Quant à Louis, étudiant, il laisse de plus en plus sa voiture au garage. "Je favorise vraiment le bus, je ne fais plus mon plein. Quand je peux, je ne mets que 20 euros, je ne fais plus le plein à 60 euros", se résigne-t-il.
Avec 1.000 euros de retraite mensuelle, Martine doit faire ses courses en renonçant à certains achats. "J’achète moins de viande. Le poisson, j’ai complètement abandonné, c’est dingue", reconnaît la retraitée. Serrer son budget au quotidien sans voir le bout du tunnel, répètent ces automobilistes.