Les États-Unis maintiennent la pression sur l'Iran avec un blocus visant ses exportations de pétrole. Malgré cela, Téhéran contourne partiellement les sanctions. Si le régime tient, la population subit une forte inflation et un appauvrissement qui pourrait raviver la contestation.
Washington maintient la pression. Sur le front iranien, Donald Trump affirme ne pas vouloir recourir à l'arme nucléaire contre l'Iran.
Les États-Unis poursuivent néanmoins leur stratégie de pression maximale, avec un blocus des ports iraniens destiné à priver Téhéran de ses exportations pétrolières. Selon Washington, l'économie iranienne serait en train de s'effondrer.
Une "flotte fantôme" pour contourner les sanctions
Habitué aux sanctions internationales, l'Iran a développé des méthodes pour les contourner. Téhéran s'appuie notamment sur une flotte de pétroliers dissimulant leurs données satellitaires.
Plusieurs navires auraient réussi à franchir le détroit d'Ormuz ces derniers jours, transportant des hydrocarbures vers des pays comme l'Inde ou la Chine.
Pour Frédéric Ancel, ces flux restent toutefois limités : "Ça devient extrêmement marginal par rapport à l'ordinaire."
Une population durement touchée
Si les dirigeants semblent peu affectés, la population iranienne subit de plein fouet les conséquences économiques.
L'inflation est élevée et près des deux tiers des Iraniens vivraient sous le seuil de pauvreté. L'accès à des ressources essentielles, comme l'alimentation ou l'eau potable, devient de plus en plus difficile.
"La population vit de ce qu’elle peut avec un appauvrissement tout à fait authentique", souligne Frédéric Ancel. Cette dégradation des conditions de vie pourrait accentuer les tensions internes. Déjà, en janvier dernier, des manifestations avaient éclaté à travers le pays.
Un mécontentement populaire qui pourrait ressurgir face à la pression économique persistante.