Dans "Christine Kelly et vous", Majid Oukacha, auteur et ex-musulman, raconte comment et pourquoi il en est venu à abandonner l'islam, religion dans laquelle il a grandi. Un cheminement qui se termine par une apostasie alors qu'il cherchait à l'origine à devenir un meilleur musulman.
C'est en voulant devenir un "meilleur musulman" que Majid Oukacha a fini par se détourner de l'islam. Invité de Christine Kelly et vous, l'auteur de Ce que je détestais dans l'islam quand j'étais musulman, raconte comment, alors qu'il est né dans une famille musulmane, il a fini par devenir un apostat.
"C'était dans la seconde moitié de mon adolescence, les doutes ne faisaient que s'accumuler dans ma tête et à un moment donné, dans ma pratique un peu intermittente, j'ai voulu sans doute être un meilleur musulman, plus assidu, plus cohérent, plus pratiquant et je me suis davantage plongé dans les textes sacrés de ma religion d'alors."
"L'islam était encore pire que ce que la rumeur en dit"
Une réflexion qui intervient dans un contexte très particulier "post-11 septembre 2001". Une période durant laquelle, "du jour au lendemain, la religion islamique, pour beaucoup de jeunes musulmans en France, dont moi à l'époque, c'était devenu la religion violente, la religion qui fait peur, la religion des terroristes. [...] Cette actualité politique s'imposait dans les regards dans la rue, dans les discussions, etc., c'était inévitable."
"Et en me plongeant davantage dans les textes sacrés islamiques, en essayant de me renseigner davantage sur l'histoire de l'islam, d'un point de vue théologique, je me suis rendu compte qu'en réalité, l'islam était encore pire que ce que la rumeur en dit, une religion violente, liberticide, contraire à tous nos mœurs et toutes nos valeurs occidentales.
Et j'ai été cohérent, je suis parti d'un principe : je prends tout l'islam ou je rejette tout l'islam. Je ne voulais pas d'islam à la carte, et c'était hors de question que j'accepte de l'islam uniquement les lois non violentes et que j'écarte d'un revers de la main les lois violentes. Ça a été le début de mon apostasie."