Donald Trump n'a pas fixé de date butoir pour que l'Iran fasse une proposition, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, au lendemain de la prolongation du cessez-le-feu jusqu'à nouvel ordre annoncé par le président américain.
"Le président n'a pas fixé de date limite pour recevoir une proposition de l'Iran", a-t-elle déclaré aux journalistes suivant la Maison Blanche, précisant que, "en définitive, le calendrier sera imposé" par Donald Trump.
Le président Donald Trump ne considère pas la saisie de deux navires par l'Iran comme une violation du cessez-le-feu, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
"Non, car il ne s'agissait ni de navires américains, ni de navires israéliens. Il s'agissait de deux navires internationaux", a affirmé la porte-parole sur la chaîne Fox News, comme on lui demandait si cette saisie violait le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran.
Elle a encore souligné que les Iraniens "ne contrôlent pas le détroit (d'Ormuz). Ce à quoi nous assistons, c'est de la piraterie".
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exclu mercredi une réouverture du détroit d'Ormuz tant que dure le blocus américain des ports iraniens, qu'il a dénoncé comme violant le cessez-le-feu entre les deux pays.
"Un cessez-le-feu complet n'a de sens que s'il n'est pas violé par un blocus naval (...) la réouverture du détroit d'Ormuz est impossible tant que le cessez-le-feu est ouvertement bafoué", a écrit cette figure du pouvoir iranien sur X, après l'annonce mardi soir par le président américain Donald Trump d'une prolongation unilatérale de la trêve, conclue le 8 avril.
Le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes a dit mercredi "apprécier" les efforts du Pakistan pour mettre fin à la guerre, mais sans se prononcer sur une extension du cessez-le-feu décidée unilatéralement par Washington, selon la télévision d'Etat.
Interrogé par des journalistes sur la demande du médiateur pakistanais d'une prolongation de la trêve - acceptée par Donald Trump avant son expiration prévue, mercredi soir - le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï s'est limité à saluer les efforts du Pakistan pour instaurer la paix, et à souligner que la République islamique prenait "les mesures nécessaires (...) pour la sécurité" du pays.
Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.
"Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures", a déclaré le président sur le réseau X, ajoutant que la Nation saluait "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".
Le caporal-chef Anicet Girardin du 132ème régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures.
Il est mort pour la France.… pic.twitter.com/1eokASMl57— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 22, 2026
Six jours après l'entrée en vigueur de la trêve, la situation reste extrêmement volatile à la frontière. La reprise des discussions entre Israël et le Liban s'annonce délicate.
Le chef de la diplomatie israélienne, Guy Densar, a assuré qu'Israël n’avait pas de désaccords majeurs avec le Liban, désignant le Hezbollah comme un ennemi commun aux deux pays.
L'armée israélienne affirme avoir tué deux membres du Hezbollah, accusés de s'être approchés de ses positions dans le sud du Liban, en violation du cessez-le-feu.
Dans le même temps, elle dément toute frappe dans la plaine de la Bekaa. Une version contestée par des médias libanais, qui évoquent une attaque de drone israélienne ayant causé la mort d'une personne.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont affirmé mercredi que leurs forces navales avaient intercepté deux navires tentant de franchir le détroit d'Ormuz et les avaient dirigés vers les eaux territoriales iraniennes.
"Les forces navales du Corps des Gardiens de la Révolution islamique ont identifié et stoppé ce matin dans le détroit d'Ormuz deux navires en infraction", ont indiqué les Gardiens dans un communiqué. "Les deux navires en infraction ont été saisis par les forces navales des Gardiens de la Révolution et dirigés vers la côte iranienne", ont-ils ajouté.
Le ministre iranien de l'Agriculture a déclaré que le blocus américain des ports iraniens n'avait pas eu d'impact sur la capacité du pays à procurer des biens de première nécessité et des denrées alimentaires à la population.
"Malgré le blocus naval américain, nous n'avons aucun problème pour fournir des biens de première nécessité et des aliments, car, en raison de la taille du pays, il est possible d'importer via différentes frontières", a déclaré mardi le ministre de l'Agriculture Gholamreza Nouri.
Le ministre israélien des Affaires étrangères a appelé mercredi le Liban à déployer des efforts conjoints avec Israël pour lutter contre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah, à la veille de négociations prévues entre les deux pays.
"Demain, les discussions directes entre Israël et le Liban reprendront à Washington D.C. Je lance un appel au gouvernement du Liban: travaillons ensemble contre l'Etat terroriste que le Hezbollah a construit sur votre territoire", a déclaré Gideon Saar à des diplomates lors d'une cérémonie marquant le 78? anniversaire de l'indépendance d'Israël.
Un porte-conteneur a été visé mercredi par des tirs iraniens au large d'Oman, provoquant des dégâts mais sans faire de victimes, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
"Le navire a été approché par une vedette du Corps des Gardiens de la Révolution, sans avertissement par radio, qui a ensuite ouvert le feu sur le navire provoquant d'importants dégâts à la passerelle. Aucun incendie ni impact environnemental n'a été signalé", a rapporté l'UKMTO en ajoutant que l'équipage était "sain et sauf".
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.
"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement un terme au conflit", a-t-il écrit sur X.
Le vice-président américain JD Vance ne partira pas mardi pour le Pakistan, où des négociations avec l'Iran étaient initialement prévues, a annoncé la Maison Blanche. Téhéran avait fait connaître son intention de ne pas faire le déplacement.
S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".
Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval contre les ports iraniens.
Les Gardiens de la Révolution ont menacé de réduire à néant la production pétrolière des pays du Golfe en cas d'attaque menée contre l'Iran depuis leur sol.
"L'Iran sait comment contourner les restrictions, défendre ses intérêts et résister aux intimidations", a écrit son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi sur X, dénonçant notamment le blocus américain des ports iraniens, "un acte de guerre et donc une violation du cessez-le-feu".
Le Hezbollah a dit avoir mené une attaque dans le nord d'Israël en représailles à ses violations "flagrantes" du cessez-le-feu, première revendication de ce type depuis son entrée en vigueur vendredi.
Dans un communiqué, le mouvement libanais pro-iranien a indiqué avoir tiré des roquettes et envoyé des drones contre un site militaire dans le nord d'Israël.
L'armée israélienne avait rapporté plus tôt que des sirènes avaient retenti dans deux localités du nord du pays après qu'un drone tiré depuis le Liban a été intercepté avant de pénétrer en Israël.
Le Liban réclame le "retrait total" des forces israéliennes de son territoire, mais aussi le retour des prisonniers et des déplacés libanais, dans le cadre des négociations engagées avec Israël, a affirmé à Paris le Premier ministre Nawaf Salam, alors qu'une nouvelle réunion avec Israël est prévue jeudi à Washington.
Le pays a besoin "de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois", selon M. Salam.
Emmanuel Macron a estimé qu'Israël devait "renoncer à ses visées territoriales" au Liban, ajoutant que le Hezbollah pro-iranien devait "cesser" ses tirs vers le territoire israélien et être désarmé "par les Libanais eux-mêmes".
Le président français a assuré que la France était "prête à maintenir son engagement sur le terrain" après le départ de la Finul - la mission de l'ONU au sud du Liban - programmé pour la fin de l'année.
L'Iran a démenti des déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles plusieurs femmes seraient menacées d'exécution dans ce pays, le président américain demandant leur libération.
L'AFP n'était pas en mesure immédiatement de confirmer ces menaces d'exécution, ni l'identité de toutes les femmes dont le président américain a reproduit les photographies en appui de sa demande.