Invitée du Grand Rendez-vous Europe 1/CNEWS/Les Échos, la ministre Aurore Bergé a expliqué pourquoi il était nécessaire, selon elle, de durcir les règles en matière de droit d’asile et de regroupement familial.
"La question, c’est : qui veut-on accueillir et à quelle fin ?" Interrogée sur la régularisation annoncée par l'Espagne de 500.000 sans-papiers, qui pourront donc se déplacer librement dans l’espace Schengen, Aurore Bergé peine à dire si elle approuve cette mesure.
"Ce n’est pas aussi simple que ça", assure-t-elle au micro du Grand Rendez-vous Europe 1/CNEWS/Les Échos. "Aujourd’hui, on le voit dans notre pays, il faut qu’on arrive à décider, arbitrer, et c’est d’ailleurs l’un des sujets qui devraient être au cœur de la campagne présidentielle : qui veut-on, ou non, sur notre territoire ?"
Une "immigration économique sélective
Plaidant pour une "immigration économique", avec une "sélection en fonction des compétences et peut-être aussi des pays d’origine", la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes avance également qu’il faut "avoir des règles renforcées" en matière d’immigration.
Un durcissement des règles sur le droit d’asile, "pour qu’il ne soit pas une voie de contournement de nos règles", mais également sur le regroupement familial. Une véritable nécessité, aux yeux d’Aurore Bergé, pour qui "si on n’est pas capable d’avoir des règles sans doute encore plus claires et donc encore plus fermes, à un moment, les Français diront simplement : 'stop' à toute immigration".