Aurore Bergé a réagi à la mort d’un militaire français au Liban en soulignant "le prix de l’engagement" des soldats et la nécessité de maintenir les moyens des armées. Elle a également dénoncé le rôle du Hezbollah, qu’elle accuse de contribuer à la déstabilisation de la région.
Un militaire français a été tué et trois autres soldats français blessés samedi, dans le sud du Liban, lors d’une embuscade contre des Casques bleus de la Finul attribuée au Hezbollah.
"La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah", a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.
Le Sergent-chef Florian Montorio du 17eme régiment du génie parachutiste de Montauban est tombé ce matin au sud-Liban lors d’une attaque contre la FINUL.
Trois de ses frères d’armes sont blessés et ont été évacués.
La Nation s’incline avec respect…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 18, 2026
Pour Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, "nos soldats qui s’engagent le font en connaissant le prix que peut avoir celui de l’engagement". "C’est pour ça qu’il est aussi essentiel qu’on continue à engager nos armées et à prendre les moyens qui sont nécessaires", insiste l’invitée du Grand rendez-vous sur Europe 1/CNews/Les Échos.
"La France est dans un rôle défensif"
La ministre a souligné que le président de la République avait évoqué le rôle probable du Hezbollah dans l’assassinat du soldat français. "C’est extrêmement important qu’il l’ait dit. Le Hezbollah est une organisation terroriste qui contribue à la déstabilisation de la région et, de manière significative, du Liban", assure Aurore Bergé.
En revanche, "la France est dans un rôle défensif dans la période que nous traversons et je crois qu’on a raison de tenir cette position", juge-t-elle. "Nous n’avons pas fait le choix du déclenchement d’un conflit armé", affirme la ministre.