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Projet de loi Yadan : «L’antisémitisme est une forme de profession de foi pour LFI», assure Aurore Bergé

[Europe 1]

Invitée du Grand Rendez-vous Europe 1/CNEWS/Les Échos, Aurore Bergé est revenue sur "l’obstruction parlementaire" menée par LFI pour empêcher l’examen de la proposition de loi Yadan sur la lutte contre l’antisémitisme.

Un fait rare. Un texte en passe d’être examiné à l’Assemblée nationale ne l’a pas été ce jeudi. Il s’agit de la proposition de loi Yadan sur la lutte contre l’antisémitisme. Le texte va donc être transformé en projet de loi.

Un changement de stratégie dû à "l’obstruction parlementaire massive de La France insoumise", affirme Aurore Bergé. Une attitude des troupes de Jean-Luc Mélenchon qui "n’étonne plus personne sur la question de l’antisémitisme".

"L’antisémitisme est une forme de profession de foi pour La France insoumise, et en tout cas, je crois, une stratégie électorale assumée", poursuit-elle au micro du Grand Rendez-vous Europe 1/CNEWS/Les Échos.

"Ça n’a échappé à personne que, depuis le 7 octobre 2023, dans toutes les démocraties, on a constaté un regain d’antisémitisme, et la France n’a pas fait exception. Puis il y a ceux qui attisent en plus cette vague d’antisémitisme. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon, c’est le cas de La France insoumise et de la plupart de celles et ceux qui s’expriment au nom de ce parti politique. C’est pour ça que je parle d’une forme de profession de foi de leur part."

"Un antisémitisme qui s'écrit en trois lettres : L-F-I"

Et lorsque l’on fait remarquer à Aurore Bergé que les opposants à la proposition de loi Yadan n’étaient pas uniquement issus des rangs de LFI, elle explique qu’"il y a des catégories différentes". "Il y a des gens qui peuvent sincèrement douter, se poser des questions sur un texte, sur ses finalités, sur son objet, sur la méthode qui a permis de l’examiner. Et puis il y a ceux qui le combattent parce que, par nature, ils refusent de combattre l’antisémitisme, voire même l’attisent."

La ministre répète enfin une phrase qu’elle avait elle-même prononcée il y a environ un an à l’Assemblée nationale : "Le nouvel antisémitisme en France, oui, pour moi, s’écrit en trois lettres : LFI, de manière très nette."