Morning transforme les espaces de travail en véritables lieux de vie grâce à des services sur mesure. Son président, Clément Alteresco, défend un modèle collaboratif et sélectif, assumant certains refus, comme celui de Shein, au nom de valeurs et de neutralité.
Avec Morning, l’espace de travail devient une "expérience". Spécialisée dans ce secteur, cette société française offre des services à la carte aux entreprises. Selon son président, Clément Alteresco, invité de La France Bouge, cela leur permet d’avoir "un endroit pour être focus et productif".
"Mais pour que les salariés aient envie de venir au travail, il faut aussi qu’il y ait des à-côtés, des services et une bonne ambiance", précise-t-il.
"À plusieurs, on est meilleurs"
Concrètement, qui fait appel à Morning ? "Il y a autant d’entrepreneurs que de petites structures, entre 5 et 15 personnes, mais aussi des grands groupes, de plus en plus", précise son fondateur. Pour ce dernier, "ce qu’il y a d’intéressant dans le coworking, c’est que toute cette population se mêle".
"À plusieurs, on est meilleurs. [...] On est plus productifs dans un environnement comme celui-ci, qui est collaboratif, où l’on dispose de ressources partagées sur place et d’une dynamique plus forte", estime Clément Alteresco.
La moralité de Shein remise en question
En revanche, toutes les entreprises sont-elles acceptées au sein de Morning ? Si le président affirme au micro d’Europe 1 que la société "accepte tout le monde", il admet cependant avoir refusé au groupe chinois Shein de s’installer. "Il y a eu un vrai débat interne et nous avons décidé que ce n’était pas possible de les accueillir", reconnaît le fondateur de Morning.
Il explique que, pour l’entreprise française, la société chinoise n’était pas en adéquation avec la "moralité qui nous paraissait acceptable". Le président précise que la décision a été collective et qu’un sondage avait été réalisé en interne.
Les partis politiques également refusés
Par ailleurs, Clément Alteresco ajoute que cette procédure sera également appliquée aux partis politiques. Selon lui, malgré plusieurs demandes, il est trop compliqué d’y répondre favorablement. "Héberger un parti politique chez nous, c’est déjà complexe en termes de flux, car ils ont des demandes un peu spécifiques, et cela apporte une teinte. On se doit d’avoir une certaine neutralité", insiste le président de Morning.
Ce dernier précise toutefois que les partis politiques peuvent être accueillis pour des événements.