L'exposition "Henri Rousseau, l'ambition de la peinture" est à voir jusqu'au 20 juillet au musée de l'Orangerie à Paris. Une cinquantaine d'œuvres sont présentées et neuf d'entre elles sont totalement inédites.
"Le douanier Rousseau" c'est par ce surnom que tout le monde connaît le peintre Henri Rousseau. En collaboration avec la Fondation Barnes à Philadelphie, le musée de l'Orangerie organise une exposition autour due l'artiste du 25 mars au 20 juillet 2026. Pour la première fois en France, neuf prêts issus de la collection de la Fondation Barnes pourront être admirés.
Un style "naïf"
Il ne fut même pas douanier mais "employé d'octroi", car il collectait l'impôt à Paris. Cela lui laissait le temps de peindre, mais cela explique aussi pourquoi pour beaucoup il restera un artiste du dimanche. Par-delà le plaisir luxuriant de retrouver ses œuvres, l'exposition "Henri Rousseau, l'ambition de la peinture" raconte avec tendresse la vie de celui qui est devenu "l'un des meilleurs peintres réalistes", selon ses propres mots. Car, il a été le premier à croire en lui. Le deuxième c'était Apollinaire.
Durant sa carrière, Henri Rousseau s'est même vanté de récompenses qu'il a reçues par erreur. Des médailles données à un homonyme. Alors que ses toiles oniriques donnent à voir des jungles luxuriantes, pleines de végétaux exubérants, on pourrait penser que son inspiration viendrait de son service militaire au Mexique... Mais pas du tout, il n'y a jamais mis les pieds. Ses jungles étaient celles des serres du jardin des plantes.
Raillé à cause de son style naïf, il finira par être adulé pour les mêmes raisons. Le "douanier Rousseau" ne vivra pas assez vieux pour profiter financièrement de son talent.