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«Picabia Méditerranée» : Francis Picabia, une décennie de ruptures, s'expose au musée d'art moderne de Céret

Francis Picabia est né à Paris d'une mère cubaine et d'un père espagnol. [Archives Snark / Photo12 via AFP]

Jusqu'au 29 novembre, le musée d'Art moderne de Céret, à 26 km de Perpignan, rend hommage au peintre et poète français Francis Picabia. Entre dérision et provocation, il fut l'un des artistes les plus audacieux du début du XXe siècle.

"Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction", disait Francis Picabia. L'exposition "Picabia, Méditerranée" au musée d’Art moderne de Céret dans les Pyrénées-Orientales, se concentre sur sa production entre 1913 et 1924. Une quasi-décennie où l’excentrique peintre voyage.

Né à Paris d'une mère cubaine et d'un père espagnol, il a été tour à tour impressionniste, cubiste, fauviste, protéiforme souvent, ne perdant jamais une occasion de dénoncer avec beauté l'absurdité du monde.

Père des "mécanomorphes"

New York, Barcelone... Francis Picabia est de l’aventure dadaïste. À l'encre de Chine et aquarelle, il peint et invente les mécanomorphes, comprenez "qui a la forme de machine" : des œuvres tournant en dérision l’homme face à elles. À l'été 1916, il fuit la guerre à Barcelone où il croisera Marie Laurencin celle des aquarelles de la chanson de Joe Dassin.

Par ailleurs, la centaine d'œuvres présentées à l’exposition - comme celles de sa galaxie qui comprends Miro, Man Ray, Picasso, avec qui il aime assister à des corridas - nous éclaire sur l'influence ibérique dans l'art du premier tiers du XXe siècle.