Face à la crise des carburants provoquée par le conflit au Moyen-Orient, l'autopartage redevient une solution prisée par les Français, en plus du covoiturage et de la réduction des déplacements. L'objectif pour les automobilistes, transformer leur véhicule en source de revenus.
Quand le conflit au Moyen-Orient provoque de nouvelles méthodes de conduite. La hausse des prix des carburants, fulgurante depuis la fermeture du détroit d'Ormuz, a contraint les Français à s'adapter. Plus de covoiturage, moins de déplacements quand cela est possible, un intérêt grandissant pour l'électrique. Et enfin, l'autopartage, qui gagne progressivement du terrain.
Sur les plateformes spécialisées, l'effet a été immédiat. En mars, sur Getaround, le leader européen du secteur, le nombre d'automobilistes ayant inscrit leur voiture pour la louer a augmenté de 38%.
Des hausses de plus de 50% dans les grandes villes
"Il y a des villes où l'on bat des records. On fait +50% à Marseille et +60% à Bordeaux. Nous avons des automobilistes qui ne vont pas chercher uniquement à réduire leurs déplacements, mais aussi à rentabiliser un peu leur véhicule en le louant", explique Marie Reboul, directrice générale de Getaround.
Elle estime que l'autopartage relève d'un "choix de bon sens", mettant en exergue qu'une "voiture est garée et inutilisée 95% du temps". "Si vous louez votre voiture deux week-ends par mois, vous allez pouvoir gagner 100-150 euros. Evidemment, selon l'endroit et le type de voitures que vous avez", précise-t-elle.
Les voitures électriques prisées par les utilisateurs
La société a également observé un bond de 75% des recherches pour des voitures électriques. Ce n'est évidemment pas l'essentiel des véhicules disponibles. Mais le constat est le même chez Turo, autre plateforme qui a vu son utilisation quadrupler en février et en avril en France.
L'effet de la flambée du prix des carburants se retrouve aussi au niveau mondial, puisque Turo observe une hausse globale de 56% sur le 100% électrique.