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Prix des carburants : «On ne reviendra pas au prix d'avant la guerre» prévient Michel-Edouard Leclerc, qu'en pensent les Français ?

Dans une station-service à Fréjus, les réactions traduisent une forme de résignation. [© Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À Fréjus, les automobilistes se disent résignés face à des prix du carburant toujours élevés et à une baisse jugée trop lente. Beaucoup, notamment les professionnels, doivent adapter leurs dépenses et estiment subir une situation sans réelle alternative. 

Alors que Sébastien Lecornu a appelé à une baisse des prix "aussi rapide qu’ils ont augmenté", Michel-Édouard Leclerc a tempéré les attentes en estimant que la décrue des prix du carburant serait plus lente que prévu. Une perspective qui risque de raviver la colère des automobilistes, toujours fortement impactés par le coût du plein.

Dans une station-service à Fréjus, les réactions traduisent une forme de résignation. Beaucoup ne croient plus à un retour des prix d'avant la crise et contestent les explications avancées par les distributeurs.

"Ils vont trouver des excuses comme d’habitude"

"Ça vient nous embobiner, ils vont trouver des excuses comme d’habitude", lance un automobiliste. Un autre estime que "les autres pays européens ont bougé", tandis que certains soupçonnent les enseignes de maintenir leurs marges malgré leurs discours.

Pour les professionnels, la situation est particulièrement tendue. Artisan, un conducteur explique devoir faire face à des dépenses incontournables : "On gère tout ça, on n'a pas le choix." Un autre automobiliste, qui utilise sa camionnette comme outil de travail, affirme faire deux pleins par semaine et "subir" la situation au quotidien.

La hausse des prix pèse également sur les retraités, inquiets d'une inflation généralisée. "C'est plus facile à monter qu'à baisser", constate l'un d'eux, redoutant une dégradation durable du pouvoir d'achat.

À Fréjus, beaucoup disent désormais adapter leurs habitudes de déplacement et leurs dépenses, faute d'alternative face à des prix jugés toujours trop élevés.