Invité ce jeudi matin au micro de Dimitri Pavlenko, le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public Charles Alloncle, dit s'inquiéter de la décision des députés, concernant la publication du rapport sur la commission. Les élus de la chambre basse doivent s'exprimer d'ici la fin du mois pour autoriser ou non la parution du rapport.
La Commission d'enquête sur l'audiovisuel public prend fin cette semaine. Après six mois d'enquête et d'auditions, le rapporteur doit maintenant présenter son rapport aux députés, qui décideront ou non de le publier.
Mais face à la personnalité jugée clivante par la gauche et le centre du rapporteur Charles Alloncle, le travail de la commission pourrait bien disparaître purement et simplement. Invité ce jeudi matin sur le plateau d'Europe 1 matin, le député UDR Charles Alloncle ne cache pas son inquiétude. "J'ai 13 jours pour rendre le rapport. Donc, c'est un temps extrêmement court et c'est même inédit, puisque d'habitude, on a plus un mois, un mois et demi pour rendre le rapport à la suite de grosses commissions comme celle-ci", indique-t-il au micro d'Europe 1.
"Ça ressemble à une mission très difficile, mais je vais me dédier à la tâche sur les 10 prochains jours", insiste le député UDR, qui affirme néanmoins avoir "l'aide de deux administrateurs et j'ai mes collaborateurs. Donc, ça va être tout l'objet de ces prochains jours".
Tout un travail perdu pour toujours
Surtout, Charles Alloncle craint que les députés décident de ne pas publier le rapport. "Si ce rapport n'est pas adopté, c'est pas simplement la publication du rapport qui n'est pas permise. C'est l'ensemble des travaux de la commission d'enquête qui tombe instantanément", insiste-t-il.
"Toutes les vidéos des auditions, tous les comptes rendus des auditions doivent disparaître instantanément des sites de l'Assemblée nationale. Et si vous récupérez des éléments qui ont été révélés dans le cadre des auditions de cette commission d'enquête, vous êtes passible de poursuite pénale". "Si le vote était défavorable, c'est l'ensemble de toutes les révélations sur les six mois qui disparaîtrait. Donc j'estime effectivement que la situation est parfaitement grave", conclut-il, soulignant que jusqu'à présent, la non-publication d'un rapport n'est arrivée qu'une seule fois dans l'histoire.