Face à la flambée des prix des carburants et aux pénuries, le gouvernement est sous pression à l’Assemblée. Tandis que l’opposition réclame une baisse de la fiscalité, l’exécutif privilégie des aides ciblées, jugées plus soutenables face au coût élevé d’une baisse de la TVA.
À l’Assemblée, le gouvernement s’est retrouvé sous pression au sujet des prix des carburants. Plus de 2 euros le litre et des pénuries signalées dans au moins 18 % des stations-service du pays. Cette crise énergétique était au cœur d’une réunion à Bercy avec les syndicats, mais aussi, un peu plus tôt, de la séance de questions au gouvernement au Palais-Bourbon. Et les oppositions n’ont pas manqué le rendez-vous.
"Combien de temps encore allez-vous mentir ?"
À commencer par le Rassemblement national : "Si vous ne savez pas faire, laissez la place à ceux qui savent. Combien de temps encore allez-vous mentir ?"
"Nous demandons depuis des années, ce n’est pas nouveau, la baisse de la fiscalité de façon durable sur les énergies. Parce que les énergies, pas seulement les carburants, toutes les énergies, ce sont des biens de première nécessité", a clamé à l’Assemblée le député Sébastien Chenu.
"Nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent"
Face aux attaques, Maud Bregeon, ministre chargée de l’Énergie, temporise : "De nouvelles aides seront annoncées dans les jours à venir parce qu’encore une fois, je le redis, nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent. Nous n’avons jamais laissé tomber les Français qui travaillent. Mais votre proposition, la TVA à 5,5 %, c’est près de 12 milliards d’euros."
Des aides ciblées plutôt qu’une baisse générale de la TVA. Après les transporteurs, les agriculteurs et les pêcheurs, Matignon réfléchit désormais à élargir le dispositif à d’autres secteurs professionnels, comme celui des aides-soignantes à domicile, dont la voiture est un outil de travail indispensable.