Opposé pendant longtemps à l'idée, le président de Reconquête Eric Zemmour s'est finalement prononcé en faveur d'une primaire à droite pour désigner un unique candidat à l'élection présidentielle. Mais sous certaines conditions.
La présidentielle de 2027 se rapproche à grands pas. A gauche comme à droite, la question de l'union se pose pour tenter de rassembler le plus de voix et s'installer à l'Élysée. Et alors que la question d'une primaire fait débat chez les Républicains, les lignes semblent bouger dans les autres courants de ce côté du spectre politique.
C'est le cas d'Eric Zemmour, président de Reconquête et qui se dit désormais favorable à une primaire, sous ses conditions néanmoins. Un changement de stratégie majeur pour l'ancien éditorialiste.
Car, après avoir rejeté pendant des années, le principe même des primaires. Il ouvre désormais la porte. "J'ai toujours pensé que le premier tour de l'élection présidentielle était la primaire… Mais la division du paysage en trois blocs a changé la donne", explique-t-il.
Pas de candidat macroniste
Mais attention à ne pas franchir de lignes rouges. L'ancien candidat à l'élection présidentielle refuse ainsi de faire une primaire avec des figures du macronisme, comme Gabriel Attal. Sa préférence est claire : une primaire strictement à droite qui irait d’Edouard Philippe à Reconquête.
"Que ceux qui veulent rester avec la macronie y reste. Que ceux qui veulent être vraiment à droite le soit", appelle-t-il. Quant au Rassemblement national, pour Éric Zemmour, il n’a pas vocation à participer à une telle primaire.
À ses yeux, si les électeurs du RN se considèrent majoritairement de droite, il l’assure : les dirigeants du parti comme Marine Le Pen sont ancrés à gauche.