La mairie de Paris continue de réquisitionner des gymnases pour y héberger des migrants. Actuellement, le gymnase Fédération, dans le 15e arrondissement de la capitale, n'est plus accessible. Une centaine de migrants y sont hébergés pour au moins un mois. Une décision de la mairie de Paris qui indigne le maire d'arrondissement et les associations sportives.
Une notification de dernière minute reçue par l'équipe municipale du 15e arrondissement de la capitale. Pendant au moins un mois, l'un de ses gymnases sera occupé par une centaine de migrants.
"Je ne peux plus gérer l'association dans ces conditions"
"Il n'y a évidemment aucune consultation, d'ailleurs j'ai exprimé mon opposition depuis fort longtemps à ces pratiques", affirme Philippe Goujon, maire du 15e arrondissement. "Je comprends qu'on puisse héberger des personnes pour qu'elles ne vivent pas dans la rue. Mais pas dans des installations sportives, ce qui évidemment prive les scolaires de toute possibilité sportive pendant des semaines".
Les associations sportives sont elles aussi privées de gymnase, comme le club Eiffel Basket. Une douzaine d'heures d'entraînement hebdomadaire et des matches annulés. Le président Sylvain Populaire doit gérer des problèmes d'organisation, mais pas que.
"Le mécontentement des adhérents, certains, comme c'est récurrent, nous disent 'Remboursez-nous une partie de nos adhésions'. Mais on ne peut pas malheureusement". Le club est régulièrement privé de lieu d'entraînement. Alors si le président doit refaire face à ce type de situation, il préfère jeter l'éponge.
"Je dirai simplement 'J'arrête'. Voilà, moi c'est du bénévolat, ça me demande déjà beaucoup de travail mais là, je ne peux pas. Je ne peux plus gérer l'association dans ces conditions". Pour l'association sportive, c'est clair : faire preuve de solidarité, oui, mais pas au détriment du sport.