Cinq semaines après le début de la guerre en Iran, la fermeture du détroit d'Ormuz continue de faire grimper les cours du pétrole. Un vrai casse-tête pour les automobilistes mais aussi pour les secteurs fragiles. Le gouvernement a annoncé la mise en place d'un prêt flash carburant, principalement à destination des TPE-PME.
Les prix des carburants dépassent les deux euros le litre. Un vrai problème pour les automobilistes mais aussi les secteurs fragiles. Face à leur colère, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un "Prêt flash carburant" pour les TPE et PME.
À compter de ce samedi, ce sont des milliers d'entreprises du secteur de la pêche, du transport routier et l'agriculture qui pourront solliciter un prêt compris entre 5.000 et 50.000 euros auprès de l'État.
"On attendait un effort de l'État"
Pour y avoir droit, il faut que l'entreprise ait été créée il y a plus d'un an et que ses dépenses en carburant représentent au moins 5% de son chiffre d'affaires. Mais si tôt annoncée, la mesure fait déjà grincer des dents chez les différents syndicats du secteur.
En cause notamment, le taux d'emprunt fixé par l'État : 3,80% et sans garanties. Des conditions dénoncées par Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération Nationale des Transports Routiers.
"C'est un prêt qui est en fait équivalent ou presque supérieur à celui qu'on peut avoir dans les banques. Donc, on ne voit pas trop l'intérêt. Ça reste des prêts et quand ils sont au même taux que celui qu'on a dans les banques, ça ne fait qu'accentuer l'endettement d'entreprise. On attendait un effort de l'État pour qu'il y ait une garantie publique pour que ces prêts soient à des taux inférieurs sur une courte durée mais qui puissent être des avances de trésorerie".
Selon le gouvernement, la durée de ces prêts flashs carburant sera de 36 mois, avec un délai de 12 mois pour effectuer le premier remboursement. Bercy précise enfin que la mesure concerne évidemment tout l'Hexagone mais aussi les départements et régions d'outre-mer.