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Actuellement à l'antenne

Nagui contre-attaque devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public et conteste toute idée de rémunération abusive

Nagui rejette fermement les chiffres avancés et la manière dont ils sont présentés. [Adnan Farzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Sous haute-tension, Nagui, le présentateur de "N'oubliez pas les paroles", a été auditionné mercredi par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. L’animateur et le rapporteur Charles Alloncle ont réglé leur compte.

Clash en pleine commission d'enquête. Ce mercredi, l’animateur emblématique de N’oubliez pas les paroles, Nagui, a été entendu par la commission d’enquête parlementaire consacrée à l’audiovisuel public. Très vite, les échanges avec le rapporteur Charles Alloncle ont viré à l’affrontement direct, révélant des tensions autour de la question sensible de la rémunération des figures du service public.

Dès les premières minutes, le ton est donné. Nagui revient sur des déclarations du rapporteur, qui l’avait présenté comme l’une des personnalités s’étant le plus enrichi grâce à l’argent public ces dix dernières années. L’animateur dénonce les conséquences de ces propos, évoquant une vague de haine en ligne particulièrement violente : "Vous vouliez sans doute écorner mon image auprès du public, mais vos actes et vos déclarations sont allés bien plus loin, jusqu’à des menaces de mort, j’ai déposé une plainte il y a un mois contre X auprès du procureur de la République".

Face à la gravité de ces accusations, il tient toutefois à préciser qu’il ne vise pas directement le rapporteur, mais bien les auteurs des messages haineux. Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, intervient rapidement pour appeler au calme et rappeler la nécessité d’un débat respectueux.

La question de la rémunération au cœur des échanges

Le cœur de l’audition porte ensuite sur la rémunération de Nagui pour la saison 2022-2023 de son émission phare diffusée sur France Télévisions. S’appuyant sur des documents internes, Charles Alloncle affirme : "Vous percevez 2.500 euros par émission. Donc, vous gagnez en 30 minutes d’émission plus que le salaire médian mensuel des Français". Il souligne également que cette rémunération n’apparaîtrait pas dans le devis annuel de l’émission, estimé à 378.000 euros, alimentant ainsi les critiques sur la transparence des coûts dans l’audiovisuel public.

Face à ces accusations, Nagui rejette fermement les chiffres avancés et la manière dont ils sont présentés. Il recentre le débat sur ce qu’il considère être les véritables enjeux : "Qu’est-ce qui est important ? Combien coûte cette émission ? Qu’est-ce qu’elle rapporte à l’État ? De redire : "vous gagnez tant", je vous ai dit 25 fois, c’est faux".

Cette audition s’inscrit dans les derniers jours d’une commission très médiatisée, qui doit rendre ses conclusions la semaine prochaine. Après Nagui, ce sont plusieurs anciens dirigeants de l’audiovisuel public qui sont entendus, dont Michèle Cotta et Patrice Duhamel.