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En directMoyen-Orient : Le conflit «peut avoir un effet direct en matière de terrorisme» en France, assure Lecornu

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et le Premier ministre Sébastien Lecornu, en déplacement à Bordeaux, le jeudi 2 avril 2026 [Philippe Lopez / POOL / AFP]
La guerre était nécessaire, elle est quasiment gagnée, elle sera bientôt terminée: au bout d'un mois de conflit et de communication désordonnée, Donald Trump a tenté mardi de justifier l'opération militaire contre l'Iran auprès d'Américains mécontents. Suivez notre direct.
Détroit d'Ormuz : Téhéran travaille à un "protocole" avec Oman pour l'après-guerre

L'Iran travaille à un "protocole" avec Oman pour assurer "en temps de paix" la sécurité de navigation dans le détroit d'Ormuz, de facto interrompue par la guerre au Moyen-Orient, a affirmé jeudi un haut responsable gouvernemental iranien.

L'Iran veut "convenir d'un protocole avec Oman, autre pays côtier, pour assurer la sécurité de la navigation en temps de paix et garantir que tous les passages soient effectués conformément à l'accord et aux exigences de sécurité", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, cité par l'agence de presse officielle IRNA.

"Nous finalisons actuellement la rédaction de ce protocole et, une fois finalisé en interne, nous entamerons sans aucun doute des négociations avec la partie omanaise", a ajouté M. Gharibabadi, dont IRNA a repris des déclarations au média russe Sputnik.

Le gouvernement omanais n'a jusque là pas fait état de discussion avec l'Iran au sujet du détroit d'Ormuz.

Liban : les perspectives de déplacements massifs prolongés de population sont "très alarmantes"

Les perspectives pour le Liban en cas de déplacements massifs prolongés d'une partie de la population sont "très alarmantes", s'est inquiétée jeudi la directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, dans un entretien à l'AFP.

"Je trouve ces perspectives très alarmantes, car il suffit de voir l'ampleur des destructions actuelles ainsi que les menaces de destructions", a-t-elle déclaré, interrogée sur la possibilité de déplacements massifs prolongés, soulignant que "même si la guerre se termine demain, ces destructions resteront, et il faudra reconstruire". 

L’Irak "fait tout son possible pour prévenir une escalade" du conflit

L’Irak "fait tout son possible pour prévenir une escalade" des violences sur son territoire, a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères, après une mise en garde de l’ambassade américaine contre des attaques de groupes armés pro-iraniens.

Indiquant répondre au communiqué de l'ambassade, le ministère a souligné qu'il "faisait tout son possible pour prévenir une escalade, renforcer les mesures de sécurité, protéger les missions diplomatiques, les intérêts étrangers et les citoyens, et maintenir la stabilité intérieure".

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad avait plus tôt averti sur X, que des groupes armés irakiens pro-iraniens pourraient mener des attaques contre la ville au cours des deux prochains jours.  

Irak : attaque de drone à Bagdad contre un centre logistique américain

Une attaque de drone a visé jeudi le centre diplomatique et logistique américain dans l’enceinte de l’aéroport international de Bagdad, ont indiqué à l’AFP deux sources de sécurité irakiennes.

"Deux drones ont ciblé le centre de soutien logistique, provoquant un incendie mais sans faire de blessés", a déclaré une de ces sources, ajoutant que l’un des drones avait été abattu "derrière l’aéroport". Une deuxième source a confirmé l'attaque.  

Le complexe aéroportuaire abrite, outre l'installation américaine, une base militaire irakienne. 

Israël : l'armée annonce avoir détecté un tir de missile depuis le Yémen

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir détecté le tir d'un missile depuis le Yémen en direction du territoire israélien, la quatrième attaque de ce type depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Dans un communiqué, l'armée a précisé que ses "systèmes de défense aérienne étaient en cours d'intervention pour intercepter cette menace".

Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué mercredi leur troisième attaque de missiles contre Israël, qui, selon des médias israéliens, a été interceptée sans faire de victimes ni dégâts.

Plus de 40 pays appellent à la "réouverture immédiate" du détroit d'Ormuz, évoquent de nouvelles sanctions

Une quarantaine de pays ont appelé jeudi à la "réouverture immédiate et inconditionnelle" du détroit d'Ormuz, évoquant de possibles nouvelles sanctions contre l'Iran, a annoncé la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper qui présidait cette réunion virtuelle.

"L'Iran tente de prendre en otage l'économie mondiale dans le détroit d'Ormuz. Il ne doit pas l'emporter. À cette fin, les partenaires ont appelé aujourd'hui à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit et au respect des principes fondamentaux de la liberté de navigation et du droit de la mer", a déclaré la ministre dans un communiqué.

Les pays ont convenu "d'explorer des mesures économiques et politiques coordonnées, telles que des sanctions, pour faire pression sur l'Iran si le détroit reste fermé", a-t-elle ajouté.

Déclaration
Prix des carburants : de nouvelles aides "en début de semaine prochaine"

Sébastien Lecornu a affirmé jeudi à Bordeaux qu'il envisageait de nouvelles aides "ciblées" pour compenser la flambée des prix des carburants "en début de semaine prochaine", et assuré qu"il n'y avait "pas de pénurie" dans le pays.

"Je suis favorable à ce qu'il y ait des aides ciblées. Donc, des ministres ont reçu un certain nombre de commandes pour me faire de nouvelles propositions en début de semaine prochaine", a affirmé le chef du gouvernement lors d'un point presse au cours d'un déplacement à Bordeaux.

Déclaration
Le conflit "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme" assure Lecornu

Le conflit au Moyen-Orient "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national", a prévenu jeudi le Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant qu'il pouvait générer y compris "une nouvelle forme de terrorisme".

"Ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas d'impact sur le territoire national. Et c'est un sujet de préoccupation majeure, évidemment, pour les services de l'Etat", a-t-il ajouté, en rappelant que le ministre de l'Intérieur avait donné des instructions aux préfets pour "rehausser la sécurité" sur "l'ensemble des lieux de culte" pour le weekend de Pâques qui coïncide cette année avec la Pâque juive.

Des explosions entendues à Jérusalem

Plusieurs explosions ont retenti à Jérusalem, ont indiqué des journalistes de l'AFP, après une alerte de l'armée concernant une approche de missiles iraniens.

Au moins quatre détonations ont été entendues alors que les sirènes retentissaient dans la ville et que l'armée avertissait les habitants de se mettre à l'abri après avoir "identifié des missiles lancés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël".

L'armée a ajouté que ses "systèmes de défense étaient en action pour intercepter la menace".

L'Iran promet des attaques "dévastatrices" après les menaces de Trump

L'armée iranienne a promis jeudi des attaques "dévastatrices" contre les Etats-Unis et Israël, qui a essuyé des tirs de missiles, après que le président américain Donald Trump a menacé l'Iran de bombardements massifs dans les semaines à venir.

Après plus d'un mois de conflit marqué par des frappes quotidiennes au Proche et Moyen-Orient et des milliers de morts dans la région, l'armée israélienne a indiqué contrer de nouveaux tirs de missiles venus d'Iran jeudi matin, en pleine fête de la Pâque juive.

Le commandant opérationnel de l'armée iranienne a assuré dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat que cette guerre se poursuivrait jusqu'à l'"humiliation" des ennemis de l'Iran, menaçant d'opérations "encore plus dévastatrices".

Il réagissait au discours de Donald Trump qui a promis mercredi soir de frapper durement l'Iran pendant encore "deux à trois" semaines, dans sa première allocution depuis le début du conflit, déclenché par une offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février.

Moyen-Orient : "nous sommes au bord d'une guerre plus large", s'alarme le chef de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU s'est alarmé jeudi d'un monde "au bord d'une guerre plus large" au Moyen-Orient, réclamant l'arrêt immédiat des frappes israélo-américaines contre l'Iran et de celles de Téhéran contre ses voisins.

"Nous sommes au bord d'une guerre plus large qui engloutirait le Moyen-Orient, avec des impacts dramatiques à travers la planète", a déclaré Antonio Guterres à la presse, au lendemain d'un discours de Donald Trump qui a tenté de justifier l'opération militaire américaine.

"De nombreux aspects du conflit sont incertains, mais une chose ne l'est pas: si les tambours de la guerre continuent à se faire entendre, l'escalade va tout empirer. La spirale de mort et de destruction doit cesser".

Détroit d'Ormuz : l'Italie favorable à un "corridor humanitaire" pour les engrais

Le ministre italien des Affaires étrangères a appelé jeudi à la mise en place via l'ONU d'un "corridor humanitaire" dans le détroit d'Ormuz pour les engrais, après avoir participé à une réunion organisée par le Royaume-Uni.

Antonio Tajani a "défendu la nécessité d'un processus avec l'ONU pour créer au plus vite un +corridor humanitaire+, en premier lieu pour les engrais et pour tout ce qui sera nécessaire afin d'éviter une nouvelle crise alimentaire, surtout dans les pays africains", a indiqué le ministère dans un communiqué de presse.

Iran : incendie près de l'aéroport de Machhad après un tir sur un réservoir de carburant

Un incendie s'est déclenché jeudi près de l'aéroport de Machhad, dans le nord-est de l'Iran, après qu'un réservoir de carburant a été touché par un tir de projectile, a rapporté un média iranien.

Selon l'agence de presse Mehr, qui cite le bureau du gouverneur de la province de Khorassan Razavi, aucune victime n'a été signalée et des pompiers sont sur place.

Irak : les recettes pétrolières ont chuté de plus de 70% en mars sur un mois

Les recettes issues de l'exportation de pétrole ont chuté de plus de 70% en Irak en mars par rapport à février, a déclaré un responsable irakien jeudi, alors que la guerre au Moyen-Orient pertube fortement le secteur.

Le directeur de la compagnie publique de commercialisation du pétrole irakien (Somo), Ali Nizar, a affirmé qu'en mars les recettes pétrolières du pays ne représentaient que "près de 28%" de celles du mois précédent, selon des propos relayés par l'Agence de presse étatique INA.

Membre fondateur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), l'Irak subit, depuis le 28 février et le début de la guerre au Moyen-Orient, les restrictions de circulation imposées aux navires dans le Golfe et dans le détroit d'Ormuz, par où passait jusque-là la majeure partie de ses exportations.

Israël menace de faire payer au Hezbollah le "prix fort" pour ses attaques pendant la Pâque juive

Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a menacé jeudi de faire payer au Hezbollah libanais "le prix fort" pour l'intensification de ses attaques pendant la Pâque juive.

"J'ai un message clair pour Naïm Qassem (le chef du Hezbollah, NDLR): vous et vos associés paierez un prix extraordinairement fort pour l'intensification des tirs de roquettes contre les civils israéliens alors qu'ils se rassemblaient pour célébrer le seder de Pessah", le dîner traditionnel de la Pâque juive, a déclaré M. Katz dans un message vidéo.

"Vous serez relégués dans les profondeurs de l'enfer aux côtés de Nasrallah, Khamenei, Sinouar", a-t-il poursuivi, en référence à Hassan Nasrallah, l'ancien chef du Hezbollah, Ali Khamenei, l'ancien guide suprême iranien, et Yahya Sinouar, ancien chef du Hamas à Gaza, tous trois assassinés par Israël depuis 2024.

Le baril de pétrole américain s'envole de plus de 10%, poussé par le ton belliqueux de Trump

Le cours du baril de pétrole américain WTI a gagné plus 10% jeudi après un discours plus offensif que prévu mercredi du président américain Donald Trump, ayant douché les espoirs d'un apaisement rapide de la guerre contre l'Iran.

Après avoir reculé ces derniers jours, le prix du baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, grimpait de 10,34% vers 12H15 GMT (14H15 à Paris), à 110,47 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, gagnait 8,15% à 109,40 dollars.

Londres évoque "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a évoqué jeudi "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz, en débutant une réunion virtuelle des représentants de "plus de 40 pays" prêts à se mobiliser pour sécuriser cette voie maritime stratégique.

"Nous avons aujourd'hui des ministres des Affaires étrangères et des représentants de plus de 40 pays réunis pour discuter du détroit d'Ormuz, des conséquences de sa fermeture, de l'urgente nécessité de rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime international et de notre ferme détermination internationale à voir le détroit rouvrir", a déclaré la cheffe de la diplomatie britannique, qui préside cette réunion.

Annoncée la veille par le Premier ministre britannique Keir Starmer, elle est organisée alors que le président américain Donald Trump exhorte les pays dépendants du transport maritime dans le détroit à se mobiliser pour le débloquer.

"Allez au détroit, emparez-vous-en, protégez-le, servez-vous-en", a encore déclaré mercredi Donald Trump, qui reproche à nombre de pays alliés dans l'Otan de n'être pas venus en aide aux Etats-Unis depuis le début du conflit déclenché le 28 février par les frappes israélo-américaines sur l'Iran.

De puissantes explosions secouent Téhéran

De puissantes explosions ont retenti jeudi dans la capitale iranienne, faisant vibrer des bâtiments, ont rapporté des médias locaux et un journaliste de l'AFP.

Les détonations ont été ressenties dans le centre de Téhéran et des médias locaux, dont le quotidien Shargh, ont signalé des explosions dans les quartiers ouest et est de la ville.

Alors qu'Israël et les Etats-Unis mènent des frappes contre l'Iran depuis le 28 février, les sites concernés par ces explosions n'étaient pas connus dans l'immédiat.

Emmanuel Macron dit qu'une opération militaire pour "libérer" le détroit d'Ormuz serait "irréaliste"

Une opération militaire telle que la souhaitent les Etats-Unis pour "libérer" par la force le détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, serait "irréaliste", a estimé jeudi le président français, Emmanuel Macron.

"Ca n'est jamais l'option que nous avons retenue et nous considérons qu'elle est irréaliste", a déclaré M. Macron lors d'une visite d'Etat à Séoul, estimant qu'une telle opération "prendrait un temps infini" et comporterait "des tas de risques".

Macron accuse Trump de vider l'Otan de sa substance en créant "le doute sur son engagement"

Emmanuel Macron a reproché jeudi au président américain, Donald Trump, de vider l'Otan de sa substance en créant "chaque jour le doute sur son engagement" au sein de l'alliance atlantique.

"Si on crée chaque jour le doute sur son engagement, on en vide la substance", a déclaré le président français au cours d'une visite d'Etat à Séoul. "C'est une responsabilité que prennent aujourd'hui les autorités américaines en disant chaque matin nous ferons ceci, nous ne ferons pas cela ou autre", a-il poursuivi, ajoutant: "Ca parle trop, et ça va trop dans tous les sens. On a tous besoin de stabilité, de calme, de retour à la paix, ce n'est pas un spectacle".

S'agissant de l'Otan comme du conflit au Moyen-Orient, "il faut être sérieux, et quand on veut être sérieux on ne dit pas chaque jour le contraire de ce qu'on a dit la veille", a encore dit Emmanuel Macron au sujet de la communication de Donald Trump.

Iran : Macron estime que la guerre ne permet pas de "régler dans la durée" la question du nucléaire

La guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran ne permet pas de régler la question du programme nucléaire de Téhéran, a déclaré jeudi le président français, Emmanuel Macron, qui a prôné "une négociation approfondie".

"Ca n'est pas une action militaire ciblée même sur quelques semaines qui permet de régler dans la durée la question du nucléaire", a dit M. Macron à des journalistes pendant une visite d'Etat à Séoul, ajoutant: "s'il n'y a pas de cadre de négociation diplomatique et technique, la situation peut se redéteriorer en quelques mois ou quelques années. Ce n'est que par une négociation approfondie, un accord (...) qu'on pourra s'assurer d'un suivi dans la durée et préserver la paix et la stabilité pour tous", a-t-il poursuivi.

Les attaques contre la centrale nucléaire de Bouchehr, "une violation manifeste du droit international"

Les attaques contre la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, constituent "une violation manifeste du droit international, du droit international humanitaire", a déclaré jeudi L'ambassadeur iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne dans un entretien avec l'AFP.

"Même en temps de guerre, il est interdit de viser des installations utilisées par des civils, et une telle attaque serait un crime extrêmement grave, un crime contre l'humanité, un crime de guerre", a-t-il ajouté, soulignant qu'en cas de fuite radioactive, l'eau serait contaminée et la population devrait évacuer.

L'Institut Pasteur à Téhéran fortement endommagé par des frappes

Des frappes ont touché à Téhéran l'Institut Pasteur d'Iran, causant d'importants dégâts à cet établissement de santé clé de la capitale, a déclaré jeudi le ministère de la Santé.

"L'agression contre l'Institut Pasteur d'Iran, un pilier centenaire de la santé mondiale et membre de l'International Pasteur Network, constitue une attaque directe contre la sécurité sanitaire internationale", a affirmé le porte-parole du ministère, Hossein Kermanpour, dans un message publié sur X.

Il a publié des images du site montrant le bâtiment fortement endommagé, certaines parties étant réduites à des ruines.

Pékin réclame une fin "immédiate" des hostilités après les propos de Trump

Pékin a réitéré jeudi son appel à un arrêt immédiat des hostilités au Moyen-Orient et affirmé qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit, après les propos du président américain, Donald Trump, promettant de continuer à frapper durement l'Iran encore plusieurs jours.

"Le problème ne peut fondamentalement pas être résolu par des moyens militaires et une escalade des hostilités n'est dans l'intérêt d'aucune des parties", a dit une porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Mao Ning. "Nous exhortons une fois de plus les parties concernées à cesser immédiatement les opérations militaires, à entamer au plus vite un processus de pourparlers de paix", a-t-elle dit au cours d'un point presse régulier à Pékin.

Dans le même temps Pékin a déclaré que les opérations américaines et israéliennes contre l'Iran étaient la "cause première" du blocage du détroit d'Ormuz, après les propos du président Donald Trump incitant les pays qui reçoivent du pétrole via ce passage à en prendre le contrôle.

Les Bourses européennes ouvrent dans le rouge

Les marchés boursiers européens ont ouvert dans le rouge jeudi, au lendemain d'un discours de Donald Trump plus offensif que prévu qui a douché les espoirs sur les marchés d'une fin rapide de la guerre au Moyen-Orient

Dans les premiers échanges, vers 07H05 GMT, Paris perdait 1,30%, Francfort 1,57% et Milan 1,47%. Londres cédait 0,68%.

L'ambassade américaine à Bagdad met en garde contre des attaques dans les 48 prochaines heures

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad a averti jeudi, dans un communiqué diffusé sur X, que des groupes armés irakiens pro-iraniens pourraient mener des attaques contre la ville au cours des deux prochains jours.

"Des milices terroristes irakiennes alliées de l'Iran pourraient mener des attaques dans le centre de Bagdad dans les prochaines 24 à 48 heures", a-t-elle déclaré, appelant une nouvelle fois les Américains présents en Irak à quitter le pays immédiatement.

L'Irak a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

L'Iran promet des attaques "écrasantes" contre les Etats-Unis et Israël

L'armée iranienne a promis jeudi des attaques "écrasantes" contre les Etats-Unis et Israël, après que le président américain Donald Trump a menacé de ramener l'Iran à l'"âge de pierre" avec des bombardements massifs dans les semaines à venir.

"Avec la confiance en Dieu Tout-Puissant, cette guerre se poursuivra jusqu'à votre humiliation, votre déshonneur, vos regrets définitifs et votre capitulation", a déclaré le commandant opérationnel de l'armée, Khatam al-Anbiya, dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat. "Attendez-vous à des actions encore plus écrasantes, plus vastes et plus destructrices."

Le Hezbollah revendique des attaques de missiles et drones dans le nord d'Israël

Le mouvement islamiste libanais Hezbollah a revendiqué jeudi des attaques de roquettes et de drones sur le nord d'Israël.

Dans différents communiqués, le mouvement pro-iranien, qui a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars, a affirmé avoir visé avec des roquettes des soldats israéliens positionnés à deux endroits de la zone frontalière et attaqué avec des drones un village israélien.

Des alertes ont retenti dans ces régions a indiqué le Commandement du front intérieur israélien, sans rapporter de victime ni dégât.

L'Iran sera frappé "extrêmement durement" pendant deux à trois semaines

Lors d'une allocution télévisée, le président américain a promis mercredi de frapper "extrêmement durement" l'Iran pendant encore deux à trois semaines, menaçant notamment ses infrastructures énergétiques, et se dit "proche de remplir" les objectifs stratégiques américains dans ce pays. "Nous allons les ramener à l'âge de pierre auquel ils appartiennent", a-t-il lancé

Donald Trump a également réitéré ses appels aux pays dépendants du détroit d'Ormuz pour leur acheminement de pétrole de s'en "occuper": "Allez au détroit, emparez-vous-en, protégez-le, servez-vous-en", a lancé celui qui reproche à nombre de pays alliés dans l'Otan de n'être pas venus en aide aux Etats-Unis.

Les Emirats arabes unis visés par des attaques de missiles et de drones

Les défenses aériennes des Emirats arabes unis (...) interviennent activement contre les menaces liées aux missiles et aux drones", a indiqué tôt jeudi le ministère de la Défense des Emirats arabes unis sur X, sans préciser d'où provenaient ces engins.

Un Bangladais a été tué la veille par des débris de drones interceptés, près du détroit d'Ormuz

Le Brent repart à la hausse

Portées par un espoir d'une désescalade, les Bourses européennes et Wall Street avaient terminé en hausse mercredi avant le discours de Donald Trump.

Mais après l'allocution, le baril de pétrole Brent -- référence mondiale -- est reparti à la hausse, au-delà des 105 dollars. Les répercussions économiques du conflit continuent de se faire sentir dans le monde.

Dans un entretien à l'AFP, le directeur général de la Banque mondiale, Paschal Donohoe, s'est dit mercredi "très inquiet" des conséquences de la guerre, notamment "sur l'inflation, les emplois et la sécurité alimentaire".

Israël poursuit ses bombardements

Israël a également poursuivi ses bombardements, avec une "vague de frappes de grande ampleur" à Téhéran. De puissantes explosions ont retenti mercredi après-midi dans l'ouest de la ville, selon un journaliste de l'AFP.

Malgré les frappes, des milliers d'Iraniens ont assisté dans la capitale aux funérailles d'un commandant, tué par une frappe israélienne. "Vengeance", proclamait en anglais une pancarte tenue par un enfant.

Côté israélien, si le gouvernement a estimé qu'une partie de ses objectifs était atteint en portant "un coup" aux programmes nucléaires et balistiques iraniens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté: la "campagne n'est pas terminée".

Au Liban, le bilan d'un mois de frappes israéliennes s'élève désormais à plus de 1.300 tués, selon le gouvernement qui a fait état mercredi de sept morts dans la région de Beyrouth.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, dès le premier jour du conflit le 28 février.

Israël a averti qu'il prévoyait d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée.