Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé vouloir utiliser les recettes fiscales supplémentaires liées à la flambée des prix des carburants pour électrifier l'économie. Marine Le Pen a réagi en dénonçant des "mensonges" du gouvernement qui expliquait "qu'il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires".
La cheffe des députés Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé mercredi des "mensonges" du gouvernement, après que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé vouloir utiliser les recettes fiscales supplémentaires liées à la flambée des prix des carburants pour électrifier l'économie.
"Pas de recettes fiscales supplémentaires"
"Quand on a dit qu'il ne fallait pas que l'Etat profite de la crise, le Premier ministre et l'ensemble des ministres nous ont expliqué qu'il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires. C'étaient déjà des mensonges", a déclaré à des journalistes Marine Le Pen, en marge d'une visite au salon Global Industrie à Villepinte.
En amont d'une réunion avec ses ministres à Matignon mercredi, Sébastien Lecornu leur a donné "instruction" d'identifier les actions prioritaires pour électrifier l'économie et moins dépendre des hydrocarbures importés. Il a suggéré de les financer par les "surplus" des recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants.
L'exécutif refuse de baisser les taxes sur les carburants
L'électrification "n'est pas ce qu'on appelle une priorité", a opposé l'ex-patronne du RN, décrivant là "un moyen d'adoucir les critiques". "La première des choses à faire quand on a un surplus de fiscalité dans une situation de crise (...), c'est de se servir des recettes supplémentaires et d'y renoncer", a-t-elle estimé.
"Nous, on a plein d'idées d'économies", a-t-elle avancé, pointant comme exemple une augmentation de 6 milliards d'euros de la contribution française à l'Union européenne pour 2026, une somme qui selon elle correspond à "la moitié de ce que coûterait la baisse non seulement de la TVA de 20 à 5,5%, mais également la baisse de la taxe sur les carburants", deux mesures réclamées par le RN.
Contraint à la discipline budgétaire pour maintenir le déficit à 5% du produit intérieur brut cette année, l'exécutif refuse de baisser les taxes sur les carburants, une mesure jugée trop onéreuse. "S'ils n'ont aucune idée d'économie pour pouvoir financer cette mesure, qu'ils nous laissent la place", a intimé Mme Le Pen au gouvernement, appelant encore à de nouvelles élections législatives.