Pris entre le Hezbollah et l’armée israélienne, les casques bleus de la Finul paient un lourd tribut au sud-Liban. Après de nouvelles attaques visant des soldats de l’ONU, la mission, contestée et fragilisée, se dirige vers une fin annoncée d’ici fin 2026.
Au Liban, trois casques bleus indonésiens ont perdu la vie dimanche et lundi dans le sud du pays. Des Français de l’ONU ont également été pris pour cible, d’où la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies demandée par Paris mardi.
Le mandat de la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul) doit prendre fin en décembre prochain. Depuis 1978, date de sa création, la Finul est prise entre deux feux.
8.000 militaires de 47 pays différents
D’un côté, le Hezbollah, de l’autre, l’armée israélienne. Près de 8.000 militaires de 47 pays différents sont déployés dans cette région du sud du Liban, zone tampon où les casques bleus, sous l’égide de l’ONU, s’emploient à appuyer les forces armées libanaises qui tentent de reprendre le contrôle du terrain.
Cette force onusienne, qui compte près de 700 militaires français, est vouée à disparaître. En août dernier, sous la pression américaine et israélienne, l’ONU a voté pour mettre fin à la mission le 31 décembre prochain. La Finul aurait alors un an pour quitter le pays, échéance qui pourrait s’accélérer au vu des derniers développements.
Depuis 50 ans, cette force est censée ramener de l’apaisement dans la région, mais cet objectif n’a jamais été atteint. En parallèle de la Finul, la France apporte une aide humanitaire d’urgence au Liban, ainsi que des équipements militaires. Plus de la moitié des 46 véhicules blindés prévus pour 2026 ont été acheminés le mois dernier et remis aux forces armées libanaises.