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L'Intérieur saisit la justice après une fuite de données relative aux armes, une enquête ouverte

[Pexels]

Le parquet de Paris a ouvert une enquête et le ministère de l'Intérieur a saisi la justice après avoir détecté une action "malveillante" conduisant à une extraction de données d'une entreprise utilisant le système d'information sur les armes (SIA). Il s'agit d'une intrusion dans un compte utilisant le SIA.

Le ministère de l'Intérieur a saisi la justice après avoir détecté une action "malveillante" conduisant à une extraction de données d'une entreprise utilisant le système d'information sur les armes (SIA) tandis que le parquet de Paris a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête.

Les investigations ont été confiées à la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police de Paris (BL2C), a précisé le parquet.

Une alerte avait été lancée mercredi sur la mise en vente en ligne d'un fichier regroupant des informations provenant du SIA (fiche de situation d'une arme, fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes).

Il s'est avéré qu'il ne s'agissait pas d'une cyberattaque à proprement parler du système de données, mais d'une intrusion dans un compte utilisant le SIA.

Les propriétaires d'armes concernés contactés

Le ministère de l'Intérieur a expliqué lundi avoir détecté "l'accès, par action malveillante, à un compte d'une entreprise utilisatrice" du SIA. Cela a entraîné, a-t-il poursuivi, "l'extraction de données commerciales présentes dans ce compte, dont certaines sont susceptibles de contenir les données personnelles de propriétaires d'armes et des données relatives à des transactions d'armes".

Outre la saisine de la procureure de la République de Paris, le ministère a "notifié l'incident à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil)".

Il a affirmé avoir "immédiatement mis en œuvre les mesures de sécurité adéquates pour rehausser encore davantage les règles de sécurité relatives au SIA". Le compte d'accès au système de l'entreprise a été désactivé, tous les propriétaires d'armes concernés ont été contactés individuellement et "dès le 1er avril 2026, toutes les entreprises utilisatrices" du SIA "se connecteront dorénavant avec un système de double authentification pour accroître le niveau d'accès sécurisé aux informations", a-t-il précisé.

Après investigations techniques, le ministère de l'Intérieur a assuré que le système d'information sur les armes n'avait "pas été atteint" par l'intrusion dans le compte de l'entreprise concernée. L'enquête se poursuit pour "déterminer précisément l'origine de l'incident".