Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Lyon : après le passage de la métropole à droite, le maire écologiste Grégory Doucet ne pourra plus faire ce qu'il veut

[Marine Gonard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Quelques jours après sa victoire, le maire réélu de Lyon Grégory Doucet s'apprête à vivre un deuxième mandat bien différent du premier. La métropole de la ville, jusqu'à présent aux mains des écologistes, vient de basculer à droite. Un objectif pour la nouvelle présidente : refaire les plans de circulations dans la capitale des gaulles pour fluidifier le trafic. 

À Lyon, le maire écologiste sortant Grégory Doucet a été réélu de justesse, avec seulement 3.000 voix d'avance face à Jean-Michel Aulas. Mais un mandat bien différent du premier s'annonce pour l'écologiste et pour cause : la Métropole de Lyon, qui regroupe 57 communes, vient de basculer à droite. 

Exit le tandem écolo Grégory Doucet à la mairie, Bruno Bernard à la Métropole. C'en est donc fini de l'arrogance des deux hommes qui avaient tous les leviers pour mener à bien leurs projets depuis 2020, se réjouit Véronique Sarselli, colistière de Jean-Michel Aulas. 

"Changer de méthode"

"Il y a eu du mépris, de la condescendance de leur part. Il y a eu beaucoup de décisions prises de manière très verticale, sans écoute, sans concertation. La plupart des 57 maires qui siègent à la Métropole de Lyon se sont sentis méprisés par des décisions qui ont été prises, très souvent, de manière brutale. Donc, il faut changer de méthode", insiste-elle au micro d'Europe 1. 

Véronique Sarselli, qui va devenir présidente de la Métropole jeudi, ne veut pas détruire tout ce qui a été fait depuis 6 ans. Mais à la tête d'une collectivité dont le budget pèse 4 fois celui de la ville, elle veut impulser de gros changements notamment en matière de transports. 

En finir avec les embouteillages

"Certains aménagements de voirie qui ont été faits, on le voit aujourd'hui, sont bloquants, créent des embouteillages, des méga-bouchons mêmes. Il faut voir comment on réaménage, comment on modifie car aujourd'hui Lyon, s'est fermée", regrette-t-elle.

"C'est ce qui correspondait à une volonté politique des écologistes de localisme, de décroissance. Une vraie volonté de fermer la ville. Il faut absolument agir là-dessus très vite", poursuit-elle. 

Grégory Doucet devra donc désormais dialoguer, composer et négocier pour obtenir ce qu'il veut pour sa ville.