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Municipales 2026 : bilan très mitigé à gauche, le Parti socialiste règle ses comptes

L'ancien président François Hollande critique la stratégie actuelle d'Olivier Faure, président du Parti socialiste. [L'ancien président François Hollande critique la stratégie actuelle d'Olivier Faure, président du Parti socialiste.]

Le Parti socialiste a vu, dimanche, la droite s’emparer de Brest, Clermont-Ferrand, Tulle et Cherbourg à l'issue des élections municipales. Certaines figures majeures du PS critiquent la stratégie d'Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.

L'heure des comptes est arrivée au Parti socialiste 48 heures après les municipales. Après la perte de plusieurs fiefs roses, les socialistes font grise mine et les critiques se concentrent sur Olivier Faure et le double jeu entretenu par le premier secrétaire du PS avec la France Insoumise.

Critique de la primaire à gauche

Ce lundi 23 mars, l'ancien président François Hollande a lancé la charge. Le message de François Hollande est simple : la stratégie actuelle du Parti Socialiste ne fonctionne pas. 

En ligne de mire : la primaire à gauche, qu'il critique, visant également directement le Premier secrétaire du PS qui y est favorable. "La primaire avec la gauche, qui est finalement dans une position intermédiaire entre la France insoumise et le Parti socialiste, qui ne sont pas eux-mêmes sur la même orientation ou la même ligne, ce n'est pas la bonne méthode", a-t-il déclaré.

Confusion avec la France insoumise

Pour l'ancien président, les choix d'Olivier Faure entretiennent la confusion avec la France insoumise. Une confusion qui, selon lui, coûte des voix et des villes. Et il n'est pas seul à le penser. Raphaël Glucksmann parle d'ambiguïté. Boris Vallaud veut revoir la stratégie et tous réclament une clarification.

À ce stade, impossible de forcer Olivier Faure à partir, mais l'objectif est de le mettre sous pression pour tenter de le fragiliser politiquement. L'enjeu est important : le faire reculer sur cette idée de primaire pour 2027, car derrière une autre bataille se joue déjà, celle de l'incarnation pour la présidentielle.