L’intérêt pour les voitures d’occasion électriques progresse nettement depuis le début de la guerre au Moyen‑Orient et la hausse des prix des carburants. Les principaux sites spécialisés constatent une augmentation marquée des recherches et des ventes d’électriques et d’hybrides, au détriment des motorisations essence et diesel, même si le passage à l’achat reste plus lent.
Les recherches et achats portant sur des voitures d'occasion électriques ont bondi depuis le début de la Guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix à la pompe, indiquent plusieurs grands sites spécialisés interrogés par l'AFP. Chez Aramis Auto, la part des voitures 100% électriques dans les ventes a quasiment doublé en un mois : de 6,5% la semaine du 16 février à 12,7% durant celle du 9 mars. Les recherches avec le filtre "électrique" restent très minoritaires mais ont doublé, passant de 2% à 4% du total.
Baisse des ventes des voitures essence et diesel
La part des hybrides classiques dans les ventes est passée de 38% à 40,9%. En revanche, celle des voitures à essence a reculé de 33,8% à 27,7% et les diesel de 13,8% à 9,7%.
Même tendance chez AutoScout, qui souligne aussi que le marché automobile tourne au ralenti. Entre la période du 1er au 22 février et celle du 1er au 22 mars, les recherches sur les voitures électriques sur autoscout24.fr ont augmenté de 5,3%, alors que celles sur les diesel ont chuté de 25,6% et celles sur les modèles à essence de 15,7%. Globalement le nombre de recherches a reculé de 19,2%.
L'engouement pour les électriques est encore plus marqué en Allemagne, où les recherches sur cette catégorie se sont envolées de 32,6% sur la même période, quand les autres types de véhicules reculaient. La part des électriques dans les recherches sur AutoScout en Allemagne représente désormais 9% du total, trois fois plus qu'en France.
Sursaut d'intérêt pour les électriques
Le site La Centrale constate également un sursaut d'intérêt pour les électriques, avec une hausse des recherches de 17% sur un an et "une nette accélération ces dernières semaines liée à la hausse des prix du carburant".
"Les Français privilégient des modèles électriques connus et accessibles comme la Zoé ou la e-208, bien adaptés aux trajets du quotidien. Pour les usages sur de plus longues distances, des modèles comme la Tesla Model 3 séduisent de plus en plus", grâce aussi à une baisse des prix.
En revanche, l'achat d'une voiture électrique est plus difficile à concrétiser. "L'électrique suscite encore des interrogations sur l'autonomie et la recharge ou la batterie. Les acheteurs prennent plus de temps pour se décider, avec un délai d'achat estimé à deux fois plus long que pour un diesel", explique La Centrale pour qui "l'électrique d'occasion démocratise l'électrique".
L'intérêt pour l'électrique est aussi perceptible dans le neuf, ont constaté de nombreux constructeurs pendant les journées portes ouvertes de mi-mars