À Marseille, le maire sortant Benoît Payan a été largement élu avec 53% des voix, face à Franck Allisio et Martine Vassal. Ces derniers auraient obtenu autour de 40% des voix pour le candidat RN, et 5% pour la candidate de droite et du centre.
Le maire de Marseille Benoît Payan a été confortablement réélu dimanche, sa liste de gauche hors-LFI devançant celle du candidat Rassemblement national Franck Allisio, selon plusieurs estimations d'instituts de sondage.
Selon des estimations d'Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC, et de l'Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et SudRadio, le sortant serait crédité de 53 à 56,2% des voix, contre 39,1 à 41,5% au candidat RN et autour de 5% à la candidate soutenue par la droite et le centre, Martine Vassal.
Martine Vassal autour de 5% des voix
L'Insoumis Sébastien Delogu s'était retiré après le premier tour, après avoir en vain demandé une fusion technique avec la liste du maire sortant, qui avait affirmé depuis longtemps qu'il refuserait toute alliance avec LFI dans la 2e ville de France.
Au premier tour, Benoît Payan était arrivé d'une courte tête (36,70%) devant Franck Allisio (35,02%), Mme Vassal, nettement distancée en troisième position avec 12,4% et Sébastien Delogu, 11,94%.
"C'est un galop d'essai pour la prochaine fois"
Avec le maintien de Martine Vassal, c'était quasiment mission impossible pour Franck Allisio. De la déception et de l'amertume pour les militants du Rassemblement national.
"Qu'est-ce qu'il a manqué ? Du courage", "je ne comprends pas", "c'est un gros étonnement quand même parce que je pensais que M. Allisio avait toutes ses chances", réagissent ces militants, qui en veulent à la candidate LR Martine Vassal de s'être maintenue au second tour.
Mais cette défaite n'est pas une surprise pour les cadres du RN. Avec cette triangulaire et la concurrence des LR, c'était tout simplement mission impossible. "Ça a pu passer. Aujourd'hui, le peu qui nous manque, ça a été le maintien de Mme Vassal. Voilà, et c'est dommage pour les Marseillais. Aucune amertume. On fait de la politique, on est là pour avancer, on n'est pas là pour pleurer. C'est un galop d'essai pour la prochaine fois", a confié Patrick Thévenin .
Mais le RN fait un grand bond en avant avec un score jamais atteint dans la ville et pulvérise totalement les LR, se félicite Franck Allisio. "S'il y a un naufrage, c'est celui de Mme Vassal et de M. Muselier, par leur maintien. Ils ont brisé la dynamique de changement pour notre ville et les Marseillais ne l'oublieront pas", assure-t-il.