À l’approche du second tour des municipales, le Rassemblement national espère transformer ses scores en victoires, notamment dans le Sud. Mais entre désistements et alliances adverses, le front républicain résiste encore, rendant l’issue incertaine dans plusieurs grandes villes.
Jean-Luc Mélenchon veut réduire ce qui reste de la gauche. À droite, le Rassemblement national espère en finir avec le front républicain. Une partie de ses espoirs repose sur Marseille, même si son candidat Franck Allisio, arrivé en deuxième position dimanche, est en ballotage défavorable. Le maintien de la LR Martine Vassal pourrait l’empêcher de l’emporter face au maire sortant Benoît Payan.
À Toulon, en revanche, Laure Lavalette paraît bien placée. Et c’est dans le Sud, d’ailleurs, que le RN peut espérer briser le plafond de verre.
"On a tout le monde contre nous, comme d’habitude"
Malgré trois qualifications du RN et de ses alliés au second tour, à Nice, Toulon et Marseille, une seule victoire du camp nationaliste est en bonne voie à ce stade : celle d’Éric Ciotti dans la baie des Anges. Pour le reste, rien n’est fait. "On a tout le monde contre nous, comme d’habitude", résume un cadre du parti, qui pointe du doigt le maintien de la candidate LR à Marseille, couplé au retrait du candidat LFI Sébastien Delogu au profit du maire sortant.
Même barrage mis en place à Toulon, mais cette fois, c’est au contraire le désistement du candidat LR au profit de la maire sortante qui pourrait faire perdre la tête de liste RN, Laure Lavalette. "Le paradoxe, c’est qu’on a réalisé des scores historiques dimanche", rappelle un candidat local, un peu amer, qui souligne la multiplication des alliances entre LFI et le reste de la gauche.
Il faut dire qu’à l’échelle nationale, le parti espère des victoires. D’abord pour confirmer sa dynamique à un an de l’élection présidentielle, ensuite pour acquérir un ancrage territorial solide, jusque-là maillon faible du RN. Concrètement, pour Marine Le Pen, chaque ville gagnée devient un symbole : celui d’une vague bleue venue à bout du front républicain.