Invité de La Grande interview ce jeudi 19 mars, Eric Coquerel, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, s'est félicité des résultats de son parti lors du premier tour des élections municipales. "C'est déjà une grande victoire", a assuré le président de la commission des finances.
Ce jeudi 19 mars, le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis et président de la commission des Finances, Éric Coquerel, s’est félicité des résultats obtenus par son camp lors du premier tour des élections municipales, évoquant une "grande victoire" inattendue. "Personne ne nous attendait là où on est", a-t-il souligné, en référence notamment à la conquête de la ville de Saint-Denis.
L’élu espère désormais confirmer cette dynamique dans plusieurs autres villes. "J’espère vraiment qu’on va évidemment gagner Roubaix. Ça sera déjà un très bon bilan", a-t-il estimé, évoquant également la perspective "d’avoir des centaines de conseillers municipaux partout". Pour Éric Coquerel, ces résultats s’inscrivent aussi dans une stratégie d’alliances locales.
Il met en avant des accords conclus "avec des socialistes intelligents, qui ont le problème de l’intérêt général en tête", afin de maintenir ou faire basculer certaines villes à gauche. Parmi les objectifs cités figurent notamment Toulouse, Limoges, Bondy ou encore La Courneuve. "Le fait simplement de dire qu’il peut y avoir des maires insoumis dans ces très grandes villes, c’est déjà une victoire", affirme-t-il.
"C’est vraiment une préfiguration de la campagne de 2027"
Au-delà des municipales, le député voit dans cette progression une étape importante en vue de la présidentielle de 2027. "C’est vraiment une préfiguration de la campagne de 2027", a-t-il expliqué, en référence à l’ambition affichée par Jean-Luc Mélenchon de l’emporter "démocratiquement" pour mettre en œuvre un programme de rupture. Interrogé sur un possible duel avec le Rassemblement national et sur les accusations de "stratégie du chaos", Éric Coquerel rejette fermement cette idée.
"Nous, c’est toujours par les urnes. Le peuple a toujours raison", insiste-t-il. Selon lui, les tensions démocratiques viennent plutôt de l’usage répété du 49-3 ou du refus de soumettre certaines réformes au vote parlementaire.
Fort de cette dynamique électorale, l’élu insoumis estime que la gauche peut désormais consolider ses positions locales et préparer les prochaines échéances nationales, convaincu que les résultats municipaux pourraient servir de tremplin politique pour les années à venir.