Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a déclaré mardi sur TF1 qu'il voterait "à titre personnel" pour la candidate LR et Modem, Rachida Dati, s'il était électeur à Paris, au deuxième tour des municipales, face au "risque existentiel" de la gauche.
"Comme dans toutes ces grandes villes où la gauche et l'extrême gauche menacent de prendre le pouvoir ou de continuer à gérer la commune, à titre personnel, (...) j'aurais utilisé le bulletin de vote qui fait face à celui de la gauche et de l'extrême gauche", a-t-il dit, sans nommer explicitement Mme Dati.
L'outsider Philippe Dessertine, arrivé troisième du premier tour à Bordeaux, n'a pas déposé de liste pour le second tour des municipales, qui opposera donc le maire sortant écologiste Pierre Hurmic au député macroniste Thomas Cazenave, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de Gironde.
Peu après 18 heures, heure limite pour déposer les listes, le directeur de cabinet de l'économiste n'était pas joignable dans l'immédiat, mais Philippe Dessertine a convoqué la presse à 19 heures pour une "allocution publique" de "clarification" de son "positionnement par rapport" à ses "principaux adversaires".
Serge Blanco, arrivé légèrement en tête du premier tour à Biarritz, a annoncé mardi la fusion de sa liste avec celle d'un candidat de centre-droit pour le second tour qui l'opposera à la maire sortante LR et à une alliance de la gauche et du centre.
L'ancien joueur vedette du XV de France et du Biarritz olympique a recueilli 26,68% des suffrages dimanche, contre 26,60% pour Maider Arosteguy, devancée de seulement douze voix. Son allié pour le second tour, Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, est arrivé quatrième dimanche avec 13,11% des suffrages exprimés.
Les deux autres listes qualifiées pour le second tour des municipales, celle d'union de la gauche d'Ana Ezcurra (17,82%) et celle divers centre de Guillaume Barucq (12,15%) ont également annoncé mardi leur fusion.
La maire sortante écologiste de Poitiers, Léonore Moncond'huy, et le candidat Insoumis, allié aux communistes, Bertrand Geay, ont annoncé mardi la fusion de leurs listes pour le second tour des municipales.
"Je suis très heureuse de vous annoncer qu'à l'issue de plusieurs jours de négociations, nous avons abouti à un rassemblement entre les listes Poitiers collectifs et la liste Poitiers en commun" pour "sécuriser l'issue de l'élection dimanche", a déclaré devant la presse Mme Moncond'huy, qui a viré en tête au premier tour, au côté de M. Geay, arrivé troisième.
Après le retrait du candidat LFI Sébastien Delogu à Marseille, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a estimé que son homologue des Républicains, Bruno Retailleau, doit "prendre (ses) responsabilités en obtenant le retrait" de sa candidate Martine Vassal.
Arrivée troisième avec 12,4% des voix au premier tour, loin derrière le maire sortant divers gauche Benoît Payan (36,7%) et le candidat RN Franck Allisio (36,7%), Mme Vassal "ne peut pas l'emporter" souligne M. Bardella dans un message sur X, affirmant que le retrait de l'Insoumis Delogu "ouvre la voie à la victoire d'une gauche sous emprise de Jean-Luc Mélenchon".
Le président écologiste de la Métropole de Lyon Bruno Bernard et La France insoumise n'ont pas réussi à s'entendre sur une fusion de leurs listes en vue du second tour des élections municipales, ont annoncé mardi les deux camps.
L'échec des négociations laisse augurer une victoire des listes portées par Véronique Sarselli (LR) alliée à Jean-Michel Aulas, pour sa part candidat à la mairie de Lyon, opposé au sortant écologiste Grégory Doucet qui a fait alliance avec LFI pour le second tour.
L'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, qualifiée de justesse (10,4%) pour le second tour des municipales à Paris, a annoncé mardi qu'elle se désistait pour faire barrage à la gauche et non pour la candidate LR Rachida Dati, qui a refusé de s'allier avec elle.
"J'ai toujours dit que j'avais un objectif depuis l'annonce de ma candidature : battre la gauche. Donc, je tiens le cap, je tiens ma parole, la parole que j'ai donnée à mes électeurs et à mes soutiens : je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche", déclare-t-elle dans une interview au Parisien, prenant soin d'expliquer qu'elle ne se désistait "pas pour la personne de Rachida Dati" mais "pour Paris".
Bassem Asseh, premier adjoint de la maire sortante de Nantes, Johanna Rolland, a annoncé mardi ne pas être candidat au second tour de l'élection municipale, au lendemain de l'annonce d'un accord avec La France Insoumise. "J'ai fait le choix de ne pas être candidat au second tour de l'élection municipale", a indiqué Bassem Asseh sur X, tout en appelant à "voter Johanna Rolland".
Je sais que beaucoup d’entre vous seront déçus par ce message. Certains se sentiront même trahis. Je le comprends, et j’aurai l’occasion de m’en expliquer.
J’ai fait le choix de ne pas être candidat au second tour de l’élection municipale. Je sais que cette décision peut…— Bassem ASSEH 🇫🇷🌹 (@3asseh) March 17, 2026
"Dimanche, aucune voix ne doit manquer" pour "empêcher la droite radicale - celle que représente la liste de Foulques Chombart de Lauwe - d'accéder au pouvoir à Nantes", a-t-il ajouté, sans faire référence à LFI. Interrogé par l'AFP, Bassem Asseh a précisé que sa décision était liée à l'accord avec LFI, sans plus de détail.
Pierre Jakubowicz, candidat Horizons à Strasbourg, a annoncé mardi s'allier avec la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête du premier tour des municipales, afin de "combattre" la liste Les Ecologistes-LFI menée par la maire sortante.
Pour le centriste, qui a obtenu 5,10% des voix au premier tour, il s'agit de "s'unir dans l'intérêt général de Strasbourg pour faire front contre l'arrivée au pouvoir de cette extrême gauche radicale".
Le candidat LFI à la mairie de Marseille Sébastien Delogu, arrivé en quatrième position du premier tour, a annoncé mardi le retrait de sa liste du second tour face au risque d'une victoire du Rassemblement national dans la deuxième ville de France.
"Nous sommes, face au RN, le plus solide rempart", a déclaré Sébastien Delogu dans une brève déclaration, dénonçant une nouvelle fois "l'irresponsabilité" du maire de gauche sortant Benoît Payan, qui a rejeté toute alliance ou ralliement avec la liste conduite par le députe LFI, qui avait recueilli 11,9% au premier tour.
Benoît Payan est arrivé d'une courte tête (36,70%) devant le député du RN Franck Allisio (35,02%). La candidate de la droite et du centre Martine Vassal, qui a recueilli 12,4%, a elle annoncé lundi son maintien.
Avec sept points de retard sur François Bayrou, le socialiste Jérôme Marbot part seul pour le second tour des municipales à Pau, sans alliance avec les deux autres candidats de gauche pour affronter l'ex-Premier ministre et Margaux Taillefer (RN).
Le maire sortant est arrivé en tête du premier tour avec 33,83% des voix, devant Jérôme Marbot (26,31%), soutenu par Place publique, le Parti communiste et Les Écologistes, et la candidate du Rassemblement national, ancienne zemmouriste (16,26%).
Mardi matin, le candidat PS a déposé une liste "inchangée" pour le second tour, après avoir acté l'échec des négociations avec deux autres candidats estampillés à gauche, éliminés du scrutin. Il en appelle toutefois à leurs électeurs "qui vraisemblablement veulent du changement dans cette ville".
"Les conditions de fusion des listes n'étaient pas réunies", a déclaré le socialiste. Les discussions ont notamment achoppé sur les places à attribuer aux uns et autres, en particulier aux colistiers de Pascal Boniface, ancien adjoint de François Bayrou de 2014 à 2019 et ancien du PS, arrivé en 4e position avec 8,74% des voix.
Jean-François Blanco, le candidat LFI (7,04%), a proposé de son côté un "accord technique" selon Jérôme Marbot: autrement dit, "intégrer la liste pour faire tomber Bayrou mais sans endosser le projet qu'on porte".
L'industriel Mohed Altrad, troisième au premier tour des municipales à Montpellier avec 11,31% des voix, partira seul espérant "gagner" au second face au maire sortant Michaël Delafosse (PS) et à la députée LFI Nathalie Oziol, a indiqué mardi sa direction de campagne.
Michaël Delafosse, qui brigue un 2e mandat, était arrivé largement en tête dimanche avec 33,41%, et Nathalie Oziol deuxième avec 15,36%. Ils ont déjà déposé des listes inchangées.
"Il n'y aura pas de fusion" avec d'autres listes, a expliqué à l'AFP un responsable de la campagne de l'homme d'affaires septuagénaire, propriétaire du club de rugby local, qui avait déjà atteint la troisième place lors des municipales de 2020.
Il a précisé que la liste de Mohed Altrad avait "déjà été déposée" en préfecture, sans changement par rapport au premier tour.
"L'heure est grave": 30 ans après l'élection d'un maire FN à la tête de la préfecture du Var, Josée Massi a appelé mardi les Toulonnais au "rassemblement" pour faire barrage au RN, disant s'attendre à une fin de campagne de "caniveau".
"La campagne va se durcir, on va arriver au niveau du caniveau", a déclaré lors d'une conférence de presse la maire sortante, arrivée deuxième du premier tour avec 29% des voix loin derrière la députée RN du Var Laure Lavalette, à 42%.
"Nous, on ne va pas aller chercher les tweets des uns et des autres, je ne m'abaisserai pas à ces basses manœuvres (...), mais on le sait, les coups bas vont venir", a-t-elle averti.
"Nous sommes dans un moment grave, chacun doit prendre ses responsabilités. Nous avons connu le Front national en 1995. Cela a été un désastre et je pèse mes mots. C'est grâce au travail de la majorité municipale durant ces 25 ans que nous avons redressé la barre collectivement", a insisté celle qui siège depuis 2014 au sein de l'exécutif toulonnais, dont elle a pris la tête en mai 2023 après la démission forcée d'Hubert Falco, condamné dans une affaire de détournement de fonds.
Le candidat d'extrême droite Franck Allisio, arrivé second du premier tour des municipales à Marseille tout juste derrière le maire sortant divers gauche Benoît Payan, a déposé mardi matin en préfecture sa liste en vue du second tour au résultat indécis.
"Je suis confiant, conscient également de la responsabilité qui sera la nôtre dans quelques jours", a expliqué en compagnie de colistiers le député Rassemblement national (RN) de 45 ans en venant déposer ses listes inchangées : "mon équipe était la bonne, mon équipe le reste".
"Nous allons faire une belle surprise, les Marseillais vont faire une belle surprise en se mobilisant", a-t-il pronostiqué, estimant que "la dynamique est de notre côté".
Avec 35,02% des voix dimanche, l'extrême droite a atteint le meilleur score de son histoire dans la deuxième ville de France et talonne l'ex-socialiste Benoît Payan (36,70%) à la tête d'une coalition de gauche, écologiste et citoyenne.
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à Paris hors LFI, a qualifié mardi d'"ultime désaveu" pour Rachida Dati le retrait de Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) de la campagne, après la fusion de leurs listes respectives.
"L'addition des deux scores ne permettait déjà pas de rejoindre celui de l'union de la gauche et des écologistes, et je pense que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bournazel et qui ont voté pour lui précisément pour ne pas avoir à voter pour Rachida Dati", a déclaré Emmanuel Grégoire sur France Inter.
Pierre-Yves Bournazel a annoncé lundi soir au JT de France 2 la fusion de sa liste, qui avait récolté 11,34% des voix, avec celle de Rachida Dati (25,46%).
Il a ensuite créé la surprise en ajoutant qu'il se retirait et ne figurerait pas en 2e position sur la liste fusionnée, comme proposé par Mme Dati, expliquant avoir "réalisé (son) devoir" en permettant l'alternance mais qu'il fallait "savoir tourner la page".
Le candidat LFI Aly Diouara, arrivé en tête au premier tour des municipales à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), et la candidate PCF Nadia Chahboune (3e position) ont annoncé avoir trouvé un accord pour le second tour, afin de barrer la route au PS.
Dans un communiqué publié lundi soir, Aly Diouara et Nadia Chahboune appellent les électeurs à se retrouver "autour d'un programme de rupture clair" et à "amplifier la dynamique du premier tour afin d'ouvrir ensemble une nouvelle page de l'histoire de La Courneuve".
Raphaël Glucksmann (Place publique) a vivement critiqué mardi "la manière de faire de la politique" et "le manque de clarté" du PS et des écologistes qui ont conclu des alliances avec LFI dans certaines villes pour battre la droite au second tour des municipales, estimant que ces fusions ne sont ni "éthiquement justes" ni "électoralement payantes".
"C'est une différence de perception sur la nature de la rupture qui est la nôtre avec La France insoumise. Ce n'est pas juste des désaccords (avec LFI), ce n'est plus la même famille", a déclaré M. Glucksmann sur franceinfo à propos notamment des justifications avancées par le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui veut faire la distinction entre Jean-Luc Mélenchon et les candidats locaux Insoumis.
"C'est aussi une affaire de clarté. On ne peut pas dire, il y a quinze jours, que Jean-Luc Mélenchon tient des propos antisémites et ensuite constituer avec lui et son parti des 'pseudo fronts antifascistes' (NDLR: expression utilisée par LFI) pour lutter contre la droite ou le centre droit", a-t-il ajouté.
"Qui pense sincèrement qu'il y a une menace fasciste sur la ville de Toulouse ? Dans une période troublée où l'extrême droite menace réellement de s'emparer du pays dans un an, on ne peut pas jouer avec ces mots-là", a-t-il dénoncé.
Sophie Dhoury-Lehner, maire PS sortante de Creil (Oise) arrivée dimanche en tête du premier tour des municipales, a confirmé lundi à l'AFP bénéficier depuis vendredi d'une "protection rapprochée" après avoir été l'objet de menaces de mort sur les réseaux sociaux.
Depuis mercredi, une courte vidéo circule sur un compte Facebook anonyme intitulée "Creil Je Vois Tout", mêlant un extrait de dessin animé, des photos de Sophie Dhoury-Lehner et l'image d'un homme masqué tirant avec une arme de poing avec ce commentaire : "POV : tu tires à balle réelle et tu restes insaisissable".
"Ils ont franchi un cap" avec cette vidéo, a estimé la maire sortante de Creil (36.000 habitants), affirmant avoir déjà subi d'autres intimidations en ligne ces dernières semaines, avec notamment des photos détournées.
Elle a porté plainte jeudi contre X, puis, après évaluation du risque, la préfecture de l'Oise l'a autorisée vendredi à bénéficier de crédits remboursables au titre de ses frais de campagne pour lui assurer un service de protection rapprochée, effectué par une compagnie de sécurité privée, a précisé la préfecture à l'AFP, confirmant des informations du Parisien.
Sous pression de sa famille politique, le candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a opéré lundi une fusion de sa liste avec celle de la candidate LR et MoDem Rachida Dati et annoncé qu'il se retirait de la course à l'Hôtel de ville.
Quatre candidats sont pour l'heure sur la ligne de départ pour le second tour dimanche, après l'annonce par l'Insoumise Sophia Chikirou du maintien de sa liste face à son concurrent de gauche, Emmanuel Grégoire, arrivé largement en tête du premier tour dimanche avec près de 38% des intentions de vote.
"J'ai le plaisir de vous annoncer ce soir que nous avons décidé de fusionner nos listes" avec Rachida Dati, "parce qu'une majorité de Parisiens attend le changement et l'alternance", a déclaré au JT de France 2 Pierre-Yves Bournazel, qui était crédité de 11,34% des intentions de vote.
Mais "pour moi, le chemin s'arrête (...) puisque les Parisiens n'ont pas souhaité que je sois le prochain maire de Paris", a confié celui qui est conseiller de Paris depuis 18 ans.