À Nice, la campagne d’entre-deux-tours vire à l’affrontement frontal. En difficulté, Christian Estrosi mise sur un front républicain face à Éric Ciotti, tandis que la gauche appelle au retrait du maire sortant. Les abstentionnistes pourraient être les arbitres décisifs du scrutin.
À Nice, la campagne d'entre-deux-tours s'annonce musclée. Aucun des deux candidats n'a l'intention de retenir ses coups. Christian Estrosi et Éric Ciotti n'ont semble-t-il rien gardé de leur ancienne amitié. Le maire sortant, qui brigue un quatrième mandat, pourrait chuter lors de cette élection.
Christian Estrosi accuse un retard de 13 points sur son rival UDR. Chaque voix compte donc, et tout va se jouer sur le terrain.
"Jouer le jeu des valeurs républicaines"
Réunions publiques, rencontres dans la rue, opérations de tractage : les candidats niçois vont, toute la semaine, quadriller le terrain avec l'objectif de convaincre. Le maire sortant, Christian Estrosi, mise, pour arracher un quatrième mandat, sur un front républicain. "J'appelle clairement les abstentionnistes, extrêmement nombreux, et naturellement au front républicain, à jouer le jeu des valeurs républicaines, comme moi je les ai toujours jouées", insiste-t-il.
De son côté, la candidate de la gauche unie et des écologistes, Juliette Chesnel-Leroux, demande à Christian Estrosi de se retirer de la vie politique. "Christian Estrosi voudrait se présenter comme le rempart contre l'extrême droite. Cette posture n'est pas crédible. Elle ne l'est pas politiquement, elle ne l'est pas moralement et elle ne l'est pas démocratiquement", dénonce-t-elle.
"Tout mon parcours est un parcours républicain"
Éric Ciotti, qui, durant la campagne, n'a affiché aucun logo du Rassemblement national et n'a pas reçu à Nice les ténors du parti, appelle au respect. "Vous croyez que je suis d'extrême droite ? Tout mon parcours est un parcours républicain. L'extrême droite, c'est le dernier vocabulaire de ceux qui sont en train de perdre la confiance des Françaises et des Français", assure le candidat UDR.
Et ce sont les abstentionnistes qui pourraient, dimanche, arbitrer ce duel fratricide.