L'enlisement de la guerre au Moyen-Orient inquiète les marchés mondiaux et les patrons français eux aussi sont impactés. Aux assises nationales des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens à Lyon, ils sont nombreux à faire part de leur inquiétude.
La menace d'une crise économique mondiale plane, les cours du pétrole continuent de flamber et le prix du baril dépasse toujours les 100 dollars... De quoi susciter l'inquiétude des patrons Français, alors que le conflit au Moyen-Orient se poursuit.
Interrogés au micro d'Europe 1, des entrepreneurs présents aux assises des EDC, qui se sont déroulées à Lyon cette année, craignent un impact considérable sur leur activité.
Un impact déjà visible
Seulement deux semaines de guerre, mais déjà les conséquences se font sentir pour Pierre, auto-entrepreneur en distribution automobile, interrogé au micro d'Europe 1. "C'est un motif évidemment d'inquiétude. Les patrons auxquels je m'adresse pour fournir du conseil sont très attentistes. Ils nous disent, vu le contexte, on va attendre".
L'activité d'Arthur, patron de la miroiterie SMVB à Châteauroux, va elle aussi être directement impactée. "Le verre, pour le fabriquer, il faut qu'il soit chauffé. Chauffé, c'est de l'énergie. Et donc moi, j'ai une miroiterie qui va peut-être, comme les cours mondiaux du pétrole, subir une envolée. Donc on doit s'attendre à court terme à des imprévus".
"On doit s'adapter"
Un sentiment général résumé par Patrick Martin, le président du MEDEF. "C'est effectivement un facteur d'inquiétude et puis on est bien incapable de pronostiquer la suite des événements sur le plan militaire. Donc oui, je confirme qu'on est très mobilisé pour, autant que possible, parer les coups".
Des patrons qui toutefois ne resteront pas les bras croisés, assure Arnaud Guirouvet, patron d'une entreprise industrielle de 200 salariés. "Oui, ça a un impact sur nos coûts, mais c'est pas parce que ça a un impact sur nos coûts que c'est bloquant. Je pense qu'en tant que chef d'entreprise, on doit s'adapter et c'est ça qui est beau".
On a réussi à surmonter les conséquences de la guerre en Ukraine, estime ce patron, qui n'imagine pas le conflit en Iran s'installer dans la durée.