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«On va prendre une destination à l’opposé» : annulations en cascade pour le tourisme local, bousculé par le conflit au Moyen-Orient

Au Salon du Tourisme de Paris, les professionnels s'inquiètent des annulations massives au Moyen-Orient. [Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le conflit au Moyen-Orient dure depuis déjà deux semaines et le secteur du tourisme se retrouve ébranlé. Trafic aérien bloqué, menaces permanentes... Les voyageurs craignent pour leur sécurité ou de rester bloqués sur place. Au Salon du Tourisme à Paris, les professionnels observent une tendance morose.

Sur le stand de l’agence de voyages Atalante, Audrey Barbier, la responsable communication, fait grise mine. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les annulations s’accumulent, la faute à un contexte géopolitique particulièrement tendu depuis deux semaines.

"On a dû annuler des séjours en Jordanie et à Oman. Donc là, par exemple, on a eu trois annulations sur l’Asie Centrale car les gens font vite l’amalgame, se disent que c’est à côté donc ce n'est pas sûr", se désole-t-il.

La Thaïlande ou les Caraïbes privilégiés

Les voyagistes doivent alors s’adapter et proposer d’autres destinations plus sûres. "Quand les gens veulent aller au Moyen-Orient, c’est parce qu’ils cherchent le soleil. Les destinations pour trouver du soleil, ça va être l’Asie du Sud-Est, la Thaïlande, ou alors les Caraïbes", explique Najla, chargée de développement chez Aya Voyages.

Quant aux voyageurs, l'adaptation devient nécessaire. Hélène, 70 ans, avait prévu d'aller en Jordanie au printemps. Mais ça ne sera pas pour cette année : "je pense qu'on va prendre une destination à l'opposé. On pourrait aller à Marrakech, en Tunisie. Là, où il nous semble que c'est plus tranquille."

Cette globe-trotteuse espère que cette guerre se terminera vite pour profiter de sa retraite et retourner dans cette région qu’elle trouve "magnifique".