À trois jours du premier tour des municipales, la majorité des communes ne connaîtront pas de second tour. Dans neuf villes sur dix, une ou deux listes seulement sont en lice. Si près de 880.000 candidats se présentent, l'étiquette partisane recule fortement au profit d'un ancrage local.
À trois jours du premier tour des élections municipales, de nombreuses communes ne connaîtront pas de second tour. C'est même une très grande majorité, car dans neuf communes sur dix, une ou deux listes seulement sont en lice.
Elles seront donc fixées dès dimanche sur le nom de leur futur maire. C’est ce que révèle une infographie du Figaro, qui met en lumière plusieurs tendances marquantes de ce scrutin local.
Près de 880.000 candidats engagés
Au total, près de 50.000 listes ont été déposées, rassemblant plus de 880.000 candidats. Un niveau comparable à celui observé lors des municipales de 2020. Ce chiffre montre que la défiance envers la politique nationale n'a pas empêché les citoyens de s’engager, au moins à l'échelle locale.
Malgré un nombre de candidats élevé, le choix reste limité dans la plupart des communes. Dans plus de neuf villes sur dix, les électeurs devront départager seulement deux listes, voire une seule. Dans ces situations, aucun second tour ne sera nécessaire. Le résultat sera connu dès dimanche soir.
Certaines grandes villes très disputées
À l'inverse, plusieurs grandes villes connaissent une forte concurrence électorale. Bordeaux, Rennes ou Mulhouse voient ainsi se multiplier les candidatures.
Le cas le plus spectaculaire reste Montpellier, où pas moins de 13 listes sont en compétition.
Des communes sans candidats
Autre situation plus rare : certaines communes restent sans aucune liste candidate. Au total, 68 municipalités se retrouvent dans cette situation. Dans ces cas précis, les maires sortants ne seront tout simplement pas remplacés.
Dernier enseignement notable, le recul des logiques partisanes. Plus des trois quarts des listes sont classées comme "divers", "divers droite" ou "divers gauche".
Un chiffre révélateur d’une tendance forte, l'ancrage local prime désormais largement sur l'affrontement entre les partis nationaux.