Presque toute la flotte française est actuellement en mer pour défendre les intérêts de la France. Une situation inédite qui témoigne d'une démonstration de la France, mais qui met la Marine française sous pression.
C’est une démonstration de force inédite, la quasi-totalité de la flotte française est actuellement en mer. Alors qu'elle assurait déjà des missions de dissuasion en Baltique ou de lutte contre les narcotrafics en Outre-mer, elle est désormais déployée en Méditerranée orientale, en Mer rouge et dans le Golfe persique. Une armada, sortie tous azimuts, qui met sous pression la Marine française.
Un déploiement possible sur la durée ?
Le décompte du média spécialisé Mer et Marine pointe les limites structurelles de la Marine française. Sur les 23 principaux navires tricolores que compte l'armée, 19 sont actuellement engagés sur les mers.
Une conséquence directe du nouveau déploiement de huit frégates, de deux porte-hélicoptères amphibies et du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle. A cela, il faut ajouter plusieurs sous-marins nucléaires chargés de défendre ces bâtiments de guerre.
Si la France peut déployer autant de moyens en si peu de temps, la question de la pérennité se pose, à plus forte raison que certains navires engagés sont censés être prochainement immobilisés pour des arrêts techniques de maintenance.
Deuxième espace maritime mondial
Alors que la Marine dispose aujourd’hui de 15 frégates de premier plan, plusieurs experts recommandent de passer à un format de 18, voire 21 frégates, afin de pouvoir répondre idéalement à des scénarios de crises multiples aux quatre coins du globe.
Un point d'autant plus argué que la France, avec ses 10 millions de kilomètres carrés, possède le deuxième plus vaste espace maritime, juste derrière les États-Unis.
Ces débats devraient nourrir très certainement le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire, devant être proposé par le gouvernement dans les prochaine semaines.