Face aux tensions croissantes au Moyen-Orient, Emmanuel Macron annonce le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée et le renforcement des moyens militaires français dans la région. Paris invoque une posture défensive pour protéger ses intérêts et ses alliés.
Un arsenal militaire déployé. Lors de son allocution télévisée mardi soir, Emmanuel Macron a annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle était en route vers la Méditerranée. Plusieurs moyens défensifs ont également été envoyés par Paris aux pays alliés de la France au Moyen-Orient. Le président dit vouloir agir pour défendre l’intérêt des Français.
"Une posture défensive"
Un intérêt militaire d’abord, avec le renforcement de la sécurité de nos bases militaires au Moyen-Orient, mais aussi la mise à disposition d’avions Rafale et de systèmes de défense antiaérienne. Une décision prise afin de garantir les accords de défense de la France avec les pays de la région : les Émirats, le Koweït, ou encore le Qatar.
"Nous travaillons, là encore, dans une posture défensive, comme l’a dit le président de la République, pour les accompagner à garantir leur sécurité et leur territoire", assure la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Un conflit imprévisible
Le porte-avions Charles de Gaulle fait route vers la Méditerranée. Il y sera d’ici une à deux semaines. Pour quelles raisons précisément ? "C’est en tout cas une décision qui fait suite à l’imprévisibilité, encore une fois dans le temps et dans l’espace, de ce conflit, qui amène le président de la République à faire ce choix", explique la porte-parole du gouvernement.
Le gouvernement annonce par ailleurs être pleinement mobilisé pour organiser le rapatriement des Français présents sur place. Sur le plan économique, enfin, Emmanuel Macron dit vouloir agir, y compris militairement, pour rétablir le transit de gaz et de pétrole dans le détroit d’Ormuz, actuellement fermé par l’Iran.