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Guerre au Moyen-Orient : les Américains face au casse-tête des drones Shahed iraniens

(image d'illustration) [Jalaa MAREY / AFP]

Les Israéliens annoncent avoir conquis le ciel iranien. Pourtant, des drones Shahed iraniens continuent de causer d'importants dégâts dans les pays de la région. Plus de 2.000 ont été lancés à travers le Moyen-Orient ces dernières semaines. Ce drone, bon marché et facile à produire, concurrence les défenses anti-aériennes les plus sophistiquées. 

À l'heure de la furtivité et de la vélocité, le drone Shahed s'apparente à un escargot. Il n'en demeure pas moins redoutable. Il vole bas, très lentement, échappant ainsi aux radars. Il vise essentiellement des cibles fixes. 

Tirer un Shahed coûte 150 fois moins cher que de le détruire

Il transporte une charge explosive modeste, environ 50 kilogrammes. Un moteur rudimentaire qui est aussi son atout principal car son prix de production est très faible, environ 30.000 euros, contre jusqu'à trois millions d'euros pour un missile sol-air patriot

En clair, tirer un Shahed coûte 150 fois moins cher que de le détruire. Une équation impossible à tenir dans la durée. D'autant que, selon certaines estimations, l'Iran détiendrait un stock de plusieurs dizaines de munitions rodeuses. 

Téhéran serait capable de sortir jusqu'à 400 pièces par jour, grâce au soutien russe, et ce, malgré les sanctions occidentales. Grâce à l'anticipation de ce scénario du côté iranien, les sites de production ont été disséminés un peu partout sur le territoire pour éviter les bombardements américaines et israéliens.