A six jours du premier tour des municipales, la campagne peine à émerger dans le débat public. La guerre au Moyen-Orient monopolise l'attention d'une partie des Français, même si certains électeurs restent mobilisés pour ce scrutin local, jugé important à un an de la présidentielle.
Il y a six ans, les élections municipales avaient été perturbées par la pandémie de Covid-19. Cette fois, c’est la guerre au Moyen-Orient qui vient bousculer la campagne.
Un scrutin pourtant crucial à un an de l'élection présidentielle. Mais entre préoccupations du quotidien et actualité internationale, l'intérêt des Français pour ces municipales reste incertain. À Lyon, Europe 1 a interrogé plusieurs habitants.
Pour beaucoup, ces élections ne figurent pas vraiment dans leurs priorités. Pourtant, le premier tour a lieu dans seulement six jours.
La guerre au centre des préoccupations
Selon Pierre et Élodie, l'actualité internationale monopolise l'attention. "Non, pas du tout dans les élections municipales. On est plus dans l'actualité dramatique du moment et priorité à la guerre, je pense. La tête aux élections, là, ce n'est pas le cas. C’est très important les municipales, effectivement, mais l'impact mondial est moins important."
Ils poursuivent : "Là, on est en train de parler de la guerre en Iran, de milliers de gens qui meurent. C'est plus important que les élections municipales, je pense."
Une campagne peu visible pour certains électeurs
Maël et Guillaume disent eux aussi manquer d'informations sur la campagne en cours. "D'ailleurs… où en est la campagne ? On n’en a pas vraiment entendu parler."
Selon eux, la communication reste très limitée : "Pour le coup, là, sur le secteur, je n'ai pas trop eu de communication. C'est vrai qu’on n'en parle pas beaucoup. On n'a pas eu de prospectus dans les boîtes aux lettres et on ne sait pas réellement qui se présente."
Cette impression serait plus fréquente dans les petites communes. Dans une grande ville comme Lyon, certains habitants se disent davantage concernés.
Johan et Sébastien expliquent : "Je me sens concerné parce que Lyon est une métropole importante, donc il y aura des enjeux majeurs. Je suis plus intéressé par la campagne que par la guerre. C’est plus près de nous, c'est plus terre à terre, ça nous touche forcément."
Malgré tout, peu de personnes envisagent de s'abstenir dimanche. Maxence, 23 ans, compte se rendre très tôt dans son bureau de vote : "C'est un droit chèrement acquis et que tout le monde n'a pas dans le monde."