Après des frappes iraniennes visant une base britannique à Chypre utilisée par les États-Unis, Emmanuel Macron se rend à Nicosie pour afficher la solidarité de la France. Il y rencontre les dirigeants chypriote et grecque et met en avant le dispositif militaire français déployé pour sécuriser la zone et éviter une escalade.
L'Iran tente de détruire les bases américaines et israéliennes où qu'elles se trouvent. Un pays européen en a d'ailleurs fait les frais, Chypre, aux portes du Moyen-Orient. La base britannique qui s'y trouve a été frappée il y a une semaine après que Londres ait autorisé les Etats-Unis à l'utiliser contre l'Iran.
Un acte inadmissible pour Emmanuel Macron qui se rend aujourd'hui à Nicosie, la capitale chypriote. Une visite annoncée à la dernière minute. Il s'agit d'un déplacement à la fois diplomatique et stratégique.
Le président français veut d'abord afficher la solidarité de la France avec cet État membre de l'Union Européenne, État directement touché par les retombées de la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran.
Chypre a été visée par plusieurs drones et missiles iraniens
La semaine dernière, l'île a été visée par plusieurs drones et missiles iraniens. Sur place, le chef de l'État rencontrera le président chypriote Níkos Christodoulídis et le premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis.
Mais derrière la séquence diplomatique, il s'agit aussi pour le locataire de l'Élysée de mettre en avant le dispositif militaire français dans la zone. Paris a déployé au large de Chypre la frégate Languedoc, ainsi que des moyens antiaériens comme le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères.
D'autres moyens militaires ont également été envoyés dans la région. L'objectif, selon l'Élysée, est de protéger les partenaires européens, de sécuriser les grandes routes maritimes et de tout faire pour éviter un embrasement régional. À six jours des élections municipales, le voyage n'a rien d'anecdotique : Emmanuel Macron a l'occasion de prendre de la hauteur tout en s'affichant sur le terrain.