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Guerre en Iran : le porte-avions français, le Charles-de-Gaulle, est arrivé en Méditerranée

Guerre en Iran : le porte-avions français, le Charles-de-Gaulle, se rapproche de la Méditerranée [BERTRAND LANGLOIS / AFP]

Fleuron de la marine française, le porte-avions français Charles-de-Gaulle est arrivé en mer Méditerranée. Parti d'Europe du Nord, accompagné de son groupe aéronavale, il a franchi le détroit de Gibraltar ce vendredi.

Le porte-avions français, le Charles-de-Gaulle, parti d’Europe du Nord en début de semaine, a franchi, avec son groupe aéronaval, le détroit de Gibraltar ce vendredi pour rejoindre la Méditerranée orientale dans les prochains jours.

Fleuron de la flotte française, le Charles-de-Gaulle mesure 261m de long, 64m de large, propulsé par deux réacteurs nucléaires, il porte sur sont pont une vingtaine de Rafale, deux avions radar et près de 2.000 marins. 

Pas d'offensive prévue

L’objectif du déploiement du fleuron de la flotte française dans la région n’est pas de sécuriser le détroit d’Ormuz, mais plutôt de se rapprocher de Chypre. L’île abrite la base britannique d’Akrotiri, qui a été la cible de drones depuis le début du conflit.

Ces derniers auraient été tirés depuis le Liban par le Hezbollah, allié historique de l’Iran, et pays voisin situé à seulement 200 kilomètres de l’île. La France privilégie donc une posture défensive, en coordination avec ses partenaires de l’Union européenne.

Le Charles-de-Gaulle accompagné

Une frégate espagnole ainsi que des bâtiments grecs accompagnent également le porte-avions français dans cette opération. Pour procéder à d'éventuelles évacuations de ressortissants français, la flotte doit ensuite rejoindre la frégate multi-missions Languedoc, autre navire français déjà déployé dans la zone. Cette dernière dispose de capacités anti-sous-marine, anti-navire et anti-aérienne.

Ce bâtiment dispose de capacités de lutte anti-sous-marine, antinavire et antiaérienne. Il peut donc intervenir face à des menaces provenant de la mer, des airs ou de la surface. Pour l’heure, il n’est pas question d’une intervention directe en Iran ou au Liban.