L'armée israélienne poursuit son offensive dans le sud Liban, où se trouve les bases du Hezbollah. Emmanuel Macron s'est entretenu avec Benjamin Netanyahou, dans le but d'éviter le pire au Liban, pays qui représente un enjeu majeur pour la France.
Les frappes israélienne visant les infrastructures du Hezbollah, allié de l'Iran, se poursuivent dans le sud du Liban. Première conséquence directe, une exode qui pourrait être "sans précédent", a affirmé le Premier ministre libanais Nawaf Salam. Afin d'enrayer la machine du pire, Emmanuel Macron s'est tour à tour entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun.
Si le locataire de l'Élysée a répondu à la demande du président libanais, d'intervenir auprès d'Israël pour que Tsahal évite de prendre pour cible la banlieue sud de Beyrouth, c'est bien parce que le Liban représente un enjeu majeur pour la France.
800 soldats français dans la FINUL
Premier enjeu majeur : les liens historiques entre Paris et Beyrouth, qu'Emmanuel Macron entend bien perpétuer. Pour cette raison, le chef de l'État a annoncé ce jeudi soir, l'envoi d'une aide humanitaire dans la capitale libanaise.
D'autre part, la France compte 800 soldats engagés dans la Finul, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban. En demandant ainsi à Benjamin Netanyahou de renoncer à toute offensive terrestre, le président cherche à limiter tout risque de pertes françaises dans le pays du Cèdre, qui marquerait un tournant majeur dans le conflit.
Paris cherche donc, en priorité, à appuyer les forces armées libanaises chargées de prendre le contrôle des positions tenues par le Hezbollah. Des véhicules de transport blindés seront notamment livrés par Paris, en plus d'un soutien opérationnel et logistique, comme l'a confirmé Emmanuel Macron.
Cependant, l'appel à un cessez-le-feu prononcé par Paris n'a pas été entendu, étant donné que l'armée israélienne confirmait encore ce vendredi matin une nouvelle vague de frappes sur la banlieue sud de Beyrouth.