À l’occasion de sa venue dans "Culture Médias", Mathilde Seigner a pris le temps de revenir sur ses débuts et ses choix de carrière. Au micro d’Europe 1, elle a expliqué pourquoi elle n’a jamais envisagé une carrière de comédienne à la Comédie-Française, malgré un héritage familial prestigieux.
Un choix de carrière assumé. Invitée de l’émission Culture Médias, Mathilde Seigner est venue parler de la fiction qu’elle a initiée pour mettre en lumière le quotidien des agriculteurs. Elle en a aussi profité pour revenir sur son parcours et ses choix professionnels. L'actrice a d'abord expliqué qu’elle n’avait jamais vraiment voulu devenir comédienne, malgré une famille très liée au théâtre.
Mathilde Seigner a raconté que, plus jeune, elle se voyait davantage dans le spectacle musical ou l’imitation : "Je voulais faire du musical plutôt, de l’imitation, des choses comme ça". Elle a ensuite évoqué à l’Olympia, qu’elle associait, enfant, à une vraie reconnaissance professionnelle. "Pour moi, l’Olympia, dans un imaginaire de petite fille, c’était un métier. C’était naïf, mais c’était une consécration. J’espère un jour le faire", a-t-elle confié.
"C’est une immense école"
Son grand-père Louis Seigner et sa tante Françoise Seigner ont été sociétaires de la Comédie-Française. Pourtant, Mathilde Seigner explique ne pas avoir souhaité suivre cette voie. "Je n’avais pas envie d’être enfermée dans une maison, dans une prison très très dorée, mais prison quand même", a-t-elle expliqué. Elle décrit une institution très exigeante, avec une forte charge de travail et un environnement parfois difficile : "Le métier est déjà très difficile à l’extérieur. La malveillance, le milieu est compliqué. Alors dans un monument, avec les mêmes gens tout le temps".
L’actrice a également rappelé les conditions de travail à l’époque de son grand-père : "Ils pouvaient jouer trois pièces différentes dans la semaine". Elle cite notamment "Tartuffe", "Le Malade imaginaire" et "Le Bourgeois gentilhomme", soulignant la difficulté de retenir autant de textes.
Si elle reconnaît la valeur de l’institution, Mathilde Seigner tient à rappeler sa grandeur : "C’est une immense école, la plus grande de toutes".