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Guerre au Moyen-Orient : le gouvernement français prend des mesures de sécurité sur son territoire

Les autorités craignent des représailles de la part de soutiens iraniens sur le sol français. [Aurelien Morissard / POOL / AFP]

Face à la montée des tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran, la France redoute des représailles sur son sol. Les autorités renforcent la vigilance autour des lieux sensibles, traquent les agents dormants et les réseaux d’influence iraniens pour prévenir tout acte hostile.

La guerre menée par les États-Unis et Israël contre le régime des mollahs en Iran peut-elle menacer la France ? L’inquiétude est en tout cas forte, l’Iran mettant l’Union européenne en garde contre toute implication. Les autorités craignent des représailles de la part de soutiens iraniens sur le sol français.

Face à cette menace, le ministre de l’Intérieur a envoyé un télégramme à tous les préfets. Laurent Nuñez appelle à un renforcement de la vigilance des forces de l’ordre. Il demande la "mise en vigilance" des policiers et des gendarmes, mais aussi des militaires Sentinelles pour "détecter toute action susceptible de troubler l’ordre public".

"Rien ne nous arrêtera"

Mais concrètement, quelles menaces planent sur la France ? La principale menace : les agents dormants du régime islamique iranien. Des proches des mollahs vivant en France et susceptibles de passer à l’acte à n’importe quel moment. Une dizaine d’individus seraient suivis par les services de renseignement.

Autre menace : les agents d’influence iraniens présents sur le sol français. Ces "poissons pilotes" de Téhéran sont chargés de faire la propagande du régime islamique, comme cet homme lors d’une manifestation pro-mollah à Paris en juin dernier : "Je suis Iranien et je suis déterminé à me défendre contre l’entité sioniste, rien ne nous arrêtera".

Ces influenceurs sont capables de radicaliser certains jeunes, qui pourraient ensuite mener une attaque au nom de la "solidarité islamique".

Liens entre Téhéran et la criminalité organisée

Enfin, dernière menace et pas des moindres, les liens entre Téhéran et la criminalité organisée. Un rapprochement opéré via la Force Al-Qods, branche extérieure du corps des Gardiens de la Révolution islamique.

Via son réseau européen, cette organisation est en mesure de recruter des hommes de main issus du grand banditisme, notamment dans le trafic de stupéfiants, pour éliminer des opposants au régime sur le sol français.

Face à cela, le gouvernement insiste sur un renforcement de la sécurité autour des lieux de culte et lors des manifestations d’opposants au régime iranien. Laurent Nuñez a réclamé aux préfets de solliciter les maires afin de demander le renfort des policiers municipaux pour mener à bien cette sécurisation renforcée.