L'Union européenne a inscrit ce jeudi les Gardiens de la Révolution sur la liste européenne des organisations terroristes, en parallèle de la répression sanglante des manifestations dans le pays. La France avait indiqué dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.
C'est un virage pour l'Europe. Ce jeudi 29 janvier, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne ont désigné les Gardiens de la Révolution comme une organisation terroriste. "'Terroriste', c'est bien ainsi qu'on qualifie un régime qui réprime dans le sang les manifestations de son propre peuple", a réagi sur X Ursula con der Leyen.
I welcome the political agreement on new sanctions against the murderous Iranian regime
And on the designation of the Islamic Revolutionary Guard Corps as a terrorist organisation.
This was long overdue.
« Terrorist » is indeed how you call a regime that crushes its own…— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) January 29, 2026
"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte", a estimé de son côté la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, en marge d'une réunion interministérielle à Bruxelles.
Repression cannot go unanswered.
EU Foreign Ministers just took the decisive step of designating Iran’s Revolutionary Guard as a terrorist organisation.
Any regime that kills thousands of its own people is working toward its own demise.— Kaja Kallas (@kajakallas) January 29, 2026
Plusieurs responsables iraniens sanctionnés
En prenant cette décision, les Européens rejoignent d'autres pays qui ont également inscrit les Gardiens iraniens comme organisation terroriste, à l'image des États-Unis, du Canada ou de l'Australie. Mercredi, la France avait indiqué être prête à soutenir cette décision européenne en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.
Par ailleurs, l'UE a décidé de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. Au total, 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions. Elles prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.