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Football : Ligue des Champions, Premier League ... Enfin la bonne saison pour Arsenal ?

Football : Ligue des Champions, Premier League ... Enfin la bonne saison pour Arsenal ? [CHRIS FOXWELL / PROSPORTSIMAGES / DPPI VIA AFP]

Deuxième lors des trois dernières saisons, Arsenal pointe en tête du championnat à l'approche de la 28e journée de Premier League. Également bien embarqué en Ligue des Champions, le club espère retrouver les sommets anglais et européens, après des décennies de disette.

Et si c’était la bonne ? Bien installés en tête de la Premier League depuis le début de la saison, les Gunners, seconds lors des trois saisons précédentes, nourrissent leur ambition de retrouver les sommets anglais, 22 ans après leur dernier sacre.

Dans le même temps, les Londoniens ont également impressionné en Ligue des Champions, remportant leurs huit matchs de la phase de saison régulière. Une performance parfaite qui pourrait se révéler déterminante pour les échéances européennes à venir.

Les Gunners face à leurs démons

Arsenal court après le titre de champions d’Angleterre depuis 22 ans et le sacre historique des "Invincibles ", mené par ses Frenchies Thierry Henry, Patrick Vieira et Robert Pirès lors de la saison 2003-2004. 

Depuis, les Londoniens ont souvent brillé dans la compétition, totalisant neuf podiums, mais n’ont jamais réussi à retrouver les sommets, terminant à la deuxième place lors des trois dernières saisons.

Depuis le début de l’ère de la Premier League, inaugurée en 1992, Arsenal a occupé quatre fois la tête du classement à Noël, et pourrait compter cette saison comme une cinquième (2002-2003, 2007-2008, 2022-2023 et 2024). À chaque fois, pourtant, le titre leur a échappé, accentuant le goût amer des fins de saison manquées.

Manchester City, le bourreau d'Arsenal

Lors des saisons précédentes, Arsenal a souvent semblé toucher du doigt le titre en Premier League, avant de voir ses espoirs s’envoler dans les dernières semaines, souvent dépassés par l’inévitable Manchester City.

À titre de comparaison, l’équipe de Pep Guardiola n’a jamais perdu une course au titre, remportant même six sacres sans être en tête du classement en janvier ou février.

Lors de l’exercice 2022-2023, par exemple, les Citizens avaient enchaîné 16 matches consécutifs sans défaite, dont 15 victoires, pour combler un retard de huit points, s’emparer du titre et coiffer les Gunners au poteau.

Le scénario s’est répété l’année suivante, avec neuf victoires consécutives pour les Sky Blues, qui ont une nouvelle fois remporté le championnat au détriment d’Arsenal. Cette saison, les Gunners ont compté jusqu’à 11 points d’avance provisoires avant que cet écart ne s’amenuise, pour se réduire à seulement cinq points, alors que Manchester City compte un match de retard.

Bientôt de retour au sommet ?

Au-delà de leurs qualités techniques et tactiques, les Gunners affichent depuis le début de saison une résilience et une ténacité exemplaires. Ils ont inscrit cinq buts dans le temps additionnel, plus que toute autre équipe de Premier League, preuve d’un mental à toute épreuve et d’une capacité à ne jamais renoncer.

Autre atout majeur des Canonniers : les quelque 300 millions d’euros investis cet été pour renforcer chaque ligne. Cristhian Mosquera et Piero Hincapié ont solidifié la charnière centrale, tandis que Martín Zubimendi s’est imposé comme un élément indispensable dans l’entrejeu aux côtés de Declan Rice.

Sur le plan offensif, Eberechi Eze, à l’image de Noni Madueke, a apporté la créativité qui faisait parfois défaut la saison passée, lorsque le jeu londonien était jugé trop stéréotypé. Seul Viktor Gyökeres a d’abord peiné à répondre aux attentes, mais l’attaquant semble enfin lancé, avec déjà huit buts inscrits depuis le début de l’année civile.

"Une équipe qui, selon moi, est la meilleure pour nous donner la possibilité de remporter la Premier League et la Ligue des champions", estimait Mikel Arteta en conférence de presse à la mi-saison.

Ces investissements estivaux ont d’abord permis de compenser un onze de départ lourdement fragilisé par plus d'une trentaine de blessures recensées cette saison, le total le plus élevé du championnat.

Un paramètre que le technicien espagnol gère avec maîtrise, effectuant en moyenne 4,22 changements par match et offrant près de 23 minutes de jeu à chaque entrant, signe d’une rotation assumée et d’un groupe pleinement mobilisé.

Pas le droit à l'erreur

À dix journées de la fin et avec seulement cinq points d’avance sur Manchester City, qui compte un match en moins, les Gunners disposent d’une marge de manœuvre quasi inexistante. Le passé leur a appris que le moindre point concédé peut s’avérer fatal dans la course au titre en Premier League.

La fin de saison ne s’annonce donc pas comme un long fleuve tranquille pour Arsenal. Les Londoniens affrontent Chelsea ce dimanche, un adversaire qui reste sur trois victoires consécutives en championnat, pour un derby londonien à très fort enjeu. 

Ils se déplaceront ensuite sur la pelouse de Manchester City le 18 avril, pour le compte de la 33e journée, un choc au sommet aux allures de finale, qui pourrait déjà orienter définitivement l’issue de la saison.

Mais le calendrier ne leur laissera aucun répit, avec la réception de Newcastle United la semaine suivante, avant de conclure l’exercice lors de la 38e journée sur la pelouse de Crystal Palace.

Plus que jamais, Arsenal devra faire preuve de constance et de sang-froid pour ne pas revivre les désillusions des saisons passées. Dans un sprint final où chaque détail compte, les Gunners savent qu’ils n’ont plus le droit à l’erreur s’ils veulent enfin conserver leur avance et retrouver les sommets du football anglais.

Les rêves de Ligue des Champions

Premiers de la phase de saison régulière de la Ligue des Champions, les Gunners ont imposé leur domination sur la scène européenne en remportant leurs huit rencontres. Une campagne parfaite qui confirme les ambitions continentales du club londonien.

Exemptés de barrages, les joueurs d’Arsenal semblent avoir hérité d’un tirage favorable pour la suite de la compétition. Ils affronteront le Bayer Leverkusen en huitièmes de finale, une double confrontation qui paraît à leur portée tant les Allemands ne présentent plus le même visage que l’équipe flamboyante façonnée par Xabi Alonso.

En cas de qualification, le tableau pourrait même encore s’éclaircir en quarts de finale, avec une opposition potentielle face au FK Bodø/Glimt ou au Sporting CP. Forts de leur première place, ils disputeront tous leurs matches retour à domicile, un avantage non négligeable pour les joueurs londoniens, notamment dans les moments décisifs où l’appui de l’Emirates peut faire basculer une double confrontation.

En clair, la finale de cette édition, prévue à Budapest, doit constituer un véritable objectif pour la formation de Mikel Arteta, éliminée en demi-finale par le Paris Saint-Germain la saison passée.