Trois hommes sont accusés d'avoir participé à un home-jacking à Paris le 27 janvier dernier. Parmi eux : Kobili Traoré, tueur de Sarah Halimi et jugé pénalement irresponsable en 2019. Ce dernier, depuis hospitalisé en psychiatrie, bénéficiait de permissions de sorties.
Il avait été jugé pénalement irresponsable en 2019 du meurtre de Sarah Halimi, femme juive, commis en 2017. Pourtant, le meurtrier Kobili Traoré actuellement interné dans un hôpital psychiatrique et bénéficiant de permissions de sortie, a été arrêté et présenté à un juge d'instruction dans une nouvelle affaire.
Le parquet de Paris a ainsi ouvert une information judiciaire le 27 février, pour enlèvement et séquestration avec armes. Trois suspects seraient impliqués dans cette affaire et leur "placement en détention provisoire a été requis".
Selon les informations d'Europe 1 confirmant une information de TF1-LCI, les trois individus sont soupçonnés d'avoir participé à un home-jacking. Fin janvier, un homme d'une quarantaine d'années a été séquestré chez lui, alors qu'il avait rendez-vous avec un homme rencontré via une connaissance.
Un différend financier
Deux autres hommes sont alors entrés dans l'appartement, cagoulés, avant de l'asperger de gaz lacrymogène et de le violenter. La victime, attachée à une chaise, a notamment subi des coups et un des agresseurs l'a même brûlé à la cigarette. Les cambrioleurs ont fouillé l'appartement et sont repartis avec des bijoux, des sacs de luxe et un téléphone.
Les trois agresseurs ont été rapidement identifiés. Selon l'exploitation de leurs conversations téléphoniques, les cambrioleurs se fournissaient en stupéfiants auprès de la victime, avant qu'un litige financier n'arrive entre un des suspects et le quadragénaire.
Pas de symptômes délirants
Tous les agresseurs sont connus pour faire l'objet de soins psychiatriques. Parmi eux : Kobili Traoré, qui avait fait depuis sa reconnaissance d'irresponsabilité dans le meurtre de Sarah Halimi, de plusieurs passages en unité pour malades difficiles de 2017 à 2020, puis de 2023 à 2024.
En garde à vue, un psychiatre a attesté que l'homme ne présentait pas de symptomatologie aigüe, ni de syndrome délirant.