Ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon est en déplacement à Lyon afin de soutenir la candidate LFI à la mairie de Lyon. Mais cette venue inquiète les autorités, deux semaines après la mort de Quentin Deranque.
Lyon se prépare à accueillir ce jeudi 26 février 2026 dans la soirée Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier vient soutenir la candidate LFI à la mairie de Lyon, Anaïs Belouassa-Chérifi, créditée de 9% d'intentions de vote dans un récent sondage.
Une venue qui intervient deux semaines jour pour jour après le lynchage mortel de Quentin Deranque par des militants d'ultragauche, dont un était assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault.
Depuis, Jean-Luc Mélenchon n'a cessé de clamer que c'étaient les militants d'extrême gauche qui étaient le plus souvent agressés par des jeunes d'extrême droite. Des propos qui ont indigné, ce qui conduit ce jeudi la préfecture du Rhône à prévoir un dispositif spécial pour ce meeting.
CRS et policiers déployés
"Dans le contexte actuel, très tendu, ce n'est vraiment pas un meeting comme un autre", constate ces derniers jours la préfecture du Rhône, qui a donc prévu un dispositif conséquent pour sécuriser le meeting de Jean-Luc Mélenchon ce jeudi soir à la Bourse du travail.
Une compagnie de CRS sera déployée aux abords de la salle de spectacles et de nombreux policiers patrouilleront dans les transports en commun ainsi que dans la station de métro Guichard dont la sortie est toute proche, pour signaler ou dissuader tout attroupement suspect.
Un dispositif qui restera en place le temps du meeting mais aussi une partie de la nuit afin de prévenir tout affrontement entre groupes politiques extrémistes, et en espérant que le tribun de gauche ne chauffera pas trop les militants présents dans la salle avec des déclarations polémiques.
Pour autant, pas question de barricader une partie de la ville comme cela a été le cas samedi dernier pour la marche en hommage à Quentin. Les services du renseignement intérieur n'ont pas détecté, pour l'instant, de menaces particulières autour de ce meeting. Ce qui n'empêche une grande vigilance de la part des autorités, dans ce contexte inflammable, 15 jours après la mort de Quentin.