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«C'est perdu» : après les crues, les agriculteurs de Gironde ne peuvent que constater les dégâts

Les inondations en Gironde (image d'illustration) [Philippe LOPEZ / AFP]

Plus aucun tronçon n'est placé en vigilance rouge en Gironde, mais la préfecture appelle toujours à la vigilance. Quant aux procédures de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, elles sont lancées, indique le représentant de l'État. Des dispositifs de soutien sont mis en place pour les agriculteurs qui avaient déjà été touchés par la tempête et les précipitations. 

La situation s'améliore en Gironde, mais la préfecture appelle toujours à la vigilance et à la prudence. Les débits des eaux restent hauts et leur retrait peut engendrer des dangers. Face à cette situation, des dispositifs de soutien ont été mis en place pour les agriculteurs. Des exploitants agricoles qui ont également été touchés par les crues mais pas que. 

"On est à 25.000 euros de perte non assurable"

150 des 200 hectares que cultive Franck de Biasi, à Barie, dans le sud de la Gironde, sont sous l'eau. Entre 1m50 et jusqu'à trois mètres selon les parcelles. Son activité de maraîchage, salades et choux, sa production de kiwis et de céréales ont été touchés. 

"Maintenant, on attend la décrue. Et les cultures, on verra l'état au fur et à mesure", explique-t-il. "Mais le maraîchage, c'est foutu. Et après les céréales, on fera le bilan plus tard. Les kiwis, on ne sait pas ce que ça va donner en termes de résistance à l'eau aussi longtemps. Normalement, tous les légumes, ce sera une perte sèche puisque du fait des inondations, il n'y a pas d'assurance". 

À Bazas, c'est la tempête qui a touché les serres de Rémi Doux. Le vent a d'abord arraché les voiles protégeant les épinards, les salades, les oignons, les radis que la pluie battante est venue tremper. 

"Les cultures qui sont faites sous serre sont des cultures qui ne sont pas faites pour être mouillées. Et là, elles ont pris 100 ou 110 millimètres depuis la tempête parce que l'on n'a pas pu intervenir tout de suite. Les conditions climatiques ne nous le permettaient pas. Aujourd'hui, le résultat, c'est que c'est perdu. À vue d'œil, sur un premier chiffrage, on est à 25.000 euros de perte non assurable. On calculera ça au plus juste d'ici 15 jours, trois semaines". 

Impossible pour l'heure d'obtenir le nombre précis des exploitations agricoles affectées par ces intempéries. Le recensement est en cours, explique la Chambre d'Agriculture de Gironde.