En pleine crise diplomatique entre Paris et Alger, la venue d'imams algériens pour encadrer les prières du ramadan en France suscite la polémique. Une tradition toutefois maintenue, distincte du dispositif des imams détachés supprimé début 2024.
Des imams algériens seront chargés d'encadrer les prières alors que le ramadan a débuté mercredi. Mais cette annonce qui intervient en pleine crise diplomatique entre la France et l'Algérie fait polémique.
À la Grande mosquée de Paris pour le début du ramadan, le recteur Chems-Eddine Mohamed Hafiz, adresse des remerciements à Alger : "Je tiens à remercier monsieur le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, d'avoir toujours perpétué cette tradition d'envoyer ici à la Grande Mosquée de Paris des imams algériens qui viennent encadrer la communauté musulmane ici en France".
Ces imams bénéficient de visas temporaires
Chaque année, pour le seul mois de jeûne, des imams étrangers sont en effet accueillis. Ils bénéficient de visas temporaires, des missions ciblées avec des durées limitées.
Rien à voir avec les imams détachés, ces prédicateurs installés durablement en France, rémunérés par des États étrangers. Un dispositif arrêté au 1er janvier 2024, suite à une décision du gouvernement pour limiter les influences étrangères sur le culte.
Les imams du ramadan, eux, repartent après quelques semaines, une tradition maintenue malgré la crise persistante entre Paris et Alger, relations diplomatiques tendues, mais coopération religieuse qui perdure.