Onze personnes ont été interpellées dans le cadre de la mort de Quentin Deranque. Parmi elles, il y a Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault. Un jeune homme qui est aussi le cofondateur du mouvement d'ultragauche de la Jeune Garde à Lyon et qui, lorsqu'il était étudiant à Saint-Etienne, intimidait d'autres syndicats.
Étudiant à la fac de Saint-Etienne, Jacques-Elie Favrot y a obtenu il y a 3 ans, un master 2 en sciences politiques. Mais, au sein d'un syndicat proche de la CGT et de la Jeune Garde, il y exerçait aussi d'autres activités, beaucoup moins honorables, se souvient cet ancien étudiant du syndicat UNI.
"Il menait une guerre psychologique contre nous"
C'était quelqu'un qui avait l'habitude d'arracher des affiches, de nous empêcher de parler avec les étudiants, quelqu'un qui était toujours en train de nous suivre pour voir ce qu'on faisait, pour passer derrière nous", confie-t-il au micro d'Europe 1.
"Il menait une guerre psychologique contre nous et cherchait à nous intimider quotidiennement par les mots, parfois par les actes en nous bousculant", poursuit l'ancien étudiant.
Jacques-Elie Favrot était aussi un homme qui organisait parfois des opérations pour le moins "musclées". "A plusieurs reprises, on a eu un groupe antifa masqué, cagoulé, avec des barres de fer qui nous attendait à la sortie. On a eu des militants qui ont été qui ont été violemment passés à tabac et qui ont fini à l'hôpital", insiste-t-il.
Position de retrait
"Il était toujours proche de ces groupes. On le voyait donner des ordres. Il parlait, les autres agissaient donc on voyait qu'il était leader dans ce mouvement. Mais par contre, il prenait soin, lui, à titre personnel, de ne jamais frapper quelqu'un, ni donner un coup", insiste l'ancien syndicaliste.
Une position de retrait que le jeune homme a peut-être quitté jeudi dernier puisqu'il est soupçonné d'avoir directement porté des coups au jeune Quentin Deranque.